POUR INFO :

je suis ouvert à tout dialogue
:-)
à la condition de ne pas être d'office considéré comme étant l'ennemi à abattre
dans vos commentaires.
CAR, SVP, JE NE SUIS :
NI LE PSY DE GARDE DU SITE,
NI RESPONSABLE DE VOS SOUFFRANCES

Par avance merci.

~~~

J'écoute : le vent et les oiseaux dans les arbres
Je regarde : la nature et les bomecs
Je lis : les lignes de ton coeur
Je joue : avec la pluie
Je mange : aussi
Je bois : beaucoup d'eau
Je cite : Mamé : "appuie-toi très fort sur tes principes. Un jour ou l'autre, ils finiront bien par céder."
Je pense : quoi , penser ? Ah non non non ! C'et trop DANGEREUX que de PENSER !!! RESPIRER OUI ! AIMER OUI !
Je rêve : vis tes rêves et rêve ta vie (sic AZEMAC)
(mis à jour vendredi 8 février 2008 à 23:48)

27/05/2008

27/05/08 - 15:35

La Sincérité

La Recherche par Bodhidharma d'un Disciple


Souvenez-vous d'une seule chose : soyez sincère, soyez authentique avec vous-même, proclamez votre vérité quoiqu'il vous en coûte. Même si vous risquez votre vie, prenez le risque, car la vérité a beaucoup plus de valeur que n'importe quoi, car la vérité est la vraie vie.




Rouleau calligraphique japonais
de Hakuin Ekaku (1685-1768)
représentant Bodhidharma :
« Le zen va droit au cœur.
Vois ta véritable nature et deviens Buddha. »


Cela me rappelle Bodhidharma qui introduisit le Zen en Chine. L'empereur était venu l'accueillir à la frontière et si une autre personne s'était trouvée à la place de Bodhidharma, l'empereur lui aurait immédiatement coupé la tête pour s'être comporté de manière si grossière. L'empereur avait créé des centaines de temples et fait ériger des milliers de statues de Bouddha, mille savants traduisaient continuellement les paroles de Bouddha, du pali en chinois et le trésor impérial entretenait dix mille moines bouddhistes. Il avait beaucoup fait pour créer une Chine bouddhiste et bien sûr il pensait que tout cela serait apprécié. Aussi, il lui dit : "J'ai fait tout ça, qu'en pensez-vous ? Quelle vertu vais-je retirer de tout cela ?"
"Vertu ? Vous êtes idiot" lui répondit Bodhidharma devant la cour entière ; car la cour s'était déplacée avec l'empereur. Il y eut un silence et il ajouta : "Vous irez directement en enfer".
L'empereur qui ne pouvais pas comprendre lui dit : "Je ne vois pas pourquoi vous êtes si fâché".
Bodhidharma répondit : "Vous détruisez une parole vivante, vous entretenez ces savants qui n'ont rien à contribuer à l'élévation de la conscience humaine et vous avez malgré tout l'audace de demander si vous gagnerez de la vertu ? Vous souffrirez dans le feu de l'enfer"
L'empereur se dit : "Comment me sortir du piège de cet homme ? Je suis entré dans le repaire du lion et il m'est maintenant très difficile d'en sortir…" L'empereur s'en retourna et Bodhidharma resta dans les collines juste à l'extérieur de la frontière de Chine. Il s'assit dans un temple, face au mur, pendant neuf ans et déclara : "Parler à des gens qui ne comprennent pas est comme parler à un mur, toutefois, il y a une consolation à parler à un mur, parce que c'est un mur. Je ne me retournerai que lorsque je verrai venir quelqu'un digne d'écouter la parole vivante".
C'est long neuf ans, mais finalement un matin l'homme arriva et dit : "Écoutez, je pense que je suis la personne que vous attendez". Comme preuve il se coupa une main avec son épée et la jeta sur les genoux de Bodhidharma en disant : "Retournez-vous, sinon je me coupe la tête et vous en serez responsable".
Bodhidharma se retourna immédiatement. Il dit : "Ça suffit ! C'est la preuve que tu es aussi fou que je le souhaitais. Assieds- toi, tu n'as pas besoin de te couper la tête, nous allons l'utiliser ; tu vas être mon successeur". Un homme qui coupe sa main juste pour prouver la sincérité de sa recherche… et il n'y avait aucun doute dans l'esprit de Bodhidharma que s'il ne s'était pas retourné, l'autre se serait coupé la tête. La responsabilité d'avoir tué inutilement un homme et un si bel homme, si courageux, l'aurait accablé. L'homme était certainement le successeur de Bodhidharma.
Mais que s'est-il passé entre ces deux êtres ? Personne ne le sait. Pas un seul mot. Bodhidharma s'est juste tourné vers lui, lui a dit de s'assoir et l'a regardé dans les yeux… la neige tombait et il y avait un immense silence tout autour. Pas une seule question ne fut posée et pas une seule réponse donnée. Mais quelque chose a du avoir transpiré, autrement Bodhidharma ne l'aurait pas choisi comme son disciple.


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