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dans vos commentaires.
CAR, SVP, JE NE SUIS :
NI LE PSY DE GARDE DU SITE,
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Par avance merci.

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J'écoute : le vent et les oiseaux dans les arbres
Je regarde : la nature et les bomecs
Je lis : les lignes de ton cœur
Je joue : avec la pluie, sous le soleil aussi
Je mange : aussi
Je bois : beaucoup d'eau
Je cite : Mamé : "appuie-toi très fort sur tes principes. Un jour ou l'autre, ils finiront bien par céder."
Je pense : quoi , penser ? Ah non non non ! C'et trop DANGEREUX que de PENSER !!! RESPIRER OUI ! AIMER OUI !
Je rêve : vis tes rêves et rêve ta vie (sic AZEMAC)
(mis à jour mercredi 15 avril 2009 à 00:07)

09/02/2008

09/02/08 - 00:22

La Concentration

Le mental est si rusé qu'il peut se cacher sous le déguisement de son contraire. Du plaisir il peut passer à l'ascétisme, du matérialisme il peut passer à la spiritualité, de la mondanité au détachement. Mais le mental est le mental et que vous soyez pour ou contre le monde vous restez prisonnier du mental.
Pour ou contre sont les deux faces du mental. Lorsque le mental disparaît, il disparaît dans une conscience sans choix. Lorsque vous arrêtez de choisir, lorsque vous n'êtes ni pour ni contre, c'est cela s'arrêter. Un choix vous fait pencher à gauche, un extrême, un autre choix vous fait pencher à droite, l'autre extrême.
Si vous ne choisissez pas vous êtes exactement au centre. C'est l'abandon, c'est le repos. Vous devenez sans choix, sans obsession, et dans cet état de non obsession, de conscience sans choix, émerge l'intelligence qui gisait profondément assoupie en votre être. Vous devenez une lumière pour vous-même.



Saraha et sa parèdre


La Concentration


Saraha, le fondateur du Tantra, était le fils d'un brahmane très cultivé qui résidait à la cour du roi Mapala. Le roi désirait donner sa fille en mariage à Saraha mais celui-ci voulait renoncer au monde et devenir un sannyasin.
Le roi essayait de le persuader - Saraha était si beau et si intelligent, c'était un si beau jeune homme. Mais il persista et la permission dû lui être accordée. Saraha devint un disciple de Sri Kirti.
La première chose que Sri Kirti lui dit fut : "Oublie tous les Védas (tous les enseignements), tout ton savoir et tous ces non-sens". C'était difficile mais il était prêt à faire ce qu'il fallait. Les années passèrent et petit à petit il oublia tout ce qu'il savait ; il devint un grand méditant.
Un jour alors qu'il méditait, il eut soudain la vision d'une femme, sur la place d'un marché, qui allait devenir son vrai maître. Il se rendit au marché et il vit cette femme. Une jeune femme si vivante, rayonnante de vie en train de tailler une flèche sans regarder ni à droite ni à gauche, totalement absorbée dans la fabrication de la flèche. Immédiatement il ressentit dans sa présence quelque chose d'extraordinaire, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant, quelque chose de si pur et venant de la source la plus vraie. Lorsque la flèche fut terminée, la femme fermant un œil, se mit en position de viser une cible imaginaire, et il se passa quelque chose, quelque chose comme une communion.
Saraha n'avait jamais ressenti cela auparavant. A cet instant, la signification spirituelle de ce qu'elle faisait lui apparut, ne regarder ni à gauche ni à droite, mais juste au milieu.
Pour la première fois il comprit ce que Bouddha veut dire par être au centre ; éviter les axes. Vous pouvez bouger de la gauche vers la droite, de la droite vers la gauche, mais alors vous êtes comme un balancier. Être centré veut dire que le balancier est fixé exactement là, ni à droite ni à gauche. Alors la pendule s'arrête, le monde s'arrête. Alors le temps disparaît… c'est l'état de non temps.
Il l'avait tant de fois entendu répéter par Sri Kirti, il l'avait lu, il y avait réfléchi, il l'avait médité, il avait argumenté avec les autres qu'être centré est l'attitude juste. Pour la première fois il le voyait en action ; la femme ne regardait ni à droite ni à gauche… elle regardait juste au milieu, focalisée sur le centre.

Le centre est le point où apparaît la transcendance, pensez-y, contemplez-le, observez-le dans la vie.

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