POUR INFO :

je suis ouvert à tout dialogue
:-)
à la condition de ne pas être d'office considéré comme étant l'ennemi à abattre
dans vos commentaires.
CAR, SVP, JE NE SUIS :
NI LE PSY DE GARDE DU SITE,
NI RESPONSABLE DE VOS SOUFFRANCES

Par avance merci.

~~~

J'écoute : le vent et les oiseaux dans les arbres
Je regarde : la nature et les bomecs
Je lis : les lignes de ton coeur
Je joue : avec la pluie
Je mange : aussi
Je bois : beaucoup d'eau
Je cite : Mamé : "appuie-toi très fort sur tes principes. Un jour ou l'autre, ils finiront bien par céder."
Je pense : quoi , penser ? Ah non non non ! C'et trop DANGEREUX que de PENSER !!! RESPIRER OUI ! AIMER OUI !
Je rêve : vis tes rêves et rêve ta vie (sic AZEMAC)
(mis à jour vendredi 8 février 2008 à 23:48)

26/01/2008

26/01/08 - 11:17

Renoncer au Savoir

La vision obsédante de Naropa



La vérité c'est votre propre expérience, votre vision personnelle. Même si j'ai vu la vérité et vous la dis, dès l'instant où je vous l'énoncerai, elle deviendra pour vous un mensonge, non une vérité. Pour moi c'était la vérité, elle me sautait aux yeux, c'était ma vision. Pour vous ce ne sera pas votre propre vision, ce sera une chose empruntée, ce sera une croyance, ce sera un savoir, non une connaissance et si vous commencez à y croire, vous croirez en un mensonge.
Souvenez-vous de cela, même une vérité peut devenir mensonge si elle entre en vous par la mauvaise porte. La vérité doit entrer par la porte d'entrée, par les yeux. La vérité est une vision, elle doit être vue.


Naropa était un grand érudit, un grand pandit qui avait dix mille disciples. Un jour où il était assis, entouré de milliers de textes sacrés anciens, très anciens et rares, la fatigue le prit; il s'endormit soudain et eut une vision.
Il vit une très vieille femme, horrible et laide, une sorcière. Sa laideur était telle qu'il commença à trembler dans son sommeil. C'était si écœurant qu'il voulut fuir, mais fuir pour aller où ? Il était figé, comme hypnotisé par la vieille sorcière dont les yeux étaient comme des aimants.
"Qu'étudiez-vous ?" demanda la vieille femme.
"La philosophie, la religion, l'épistémologie, la langue, la grammaire, la logique" répondit-il.
De nouveau, la vieille femme demanda: "les comprenez-vous ?"
Naropa répondit: "oui bien sur je les comprends".
La vieille femme demanda à nouveau; "comprenez-vous le mot ou le sens ?"
On avait posé des milliers de questions à Naropa dans sa vie, des milliers d'étudiants qui se renseignaient, demandaient, mais personne ne lui avait jamais demandé cela; s'il comprenait le mot ou le sens. Les yeux de la femme étaient si perçants, ces yeux plongeaient au plus profond de son être et il lui était impossible de mentir. A un autre il aurait dit: "bien sûr que je comprends le sens" mais à cette femme, à cette femme horrible, il devait dire la vérité. "Je comprends les mots" dit-il.
La femme fut très heureuse, elle commença à danser et à rire et sa laideur se transforma; son être se mit à rayonner d'une subtile beauté et Naropa se dit: "Je l'ai rendue si heureuse, pourquoi ne pas la rendre encore plus heureuse ?" aussi il ajouta: "Oui et j'en comprends aussi le sens".
La femme cessa de rire et de danser et elle se mit à pleurer, à gémir et toute sa laideur revint, mille fois pire. Naropa demanda: "Pourquoi pleurez-vous, gémissez-vous et pourquoi riiez-vous et dansiez-vous auparavant ?"
"J'étais heureuse qu'un grand érudit comme toi n'ait pas menti" répondit la femme, "mais maintenant je pleure et gémit parce que tu m'as menti; je sais et tu sais, que tu n'en comprends pas le sens".
La vision disparut et Naropa fut transformé. Il s'échappa de l'université et plus jamais de sa vie il ne toucha un texte sacré. Il devint complètement ignorant. Il avait compris, la femme n'existait pas, c'était seulement une projection. C'était l'être de Naropa lui-même qui à cause de son savoir était devenu laid. Juste cette simple compréhension que: "je n'en comprends pas le sens" et la laideur s'était transformée en un merveilleux phénomène.
Cette vision de Naropa est très significative. A moins que vous ne ressentiez que le savoir est inutile vous ne serez jamais à la recherche de la sagesse et vous prendrez la fausse monnaie pour un vrai trésor. Vous devez prendre conscience que le savoir n'est que de la fausse monnaie ; ce n'est pas une connaissance, ce n'est pas une compréhension, tout au plus est-il intellectuel. Le mot a été compris mais le sens est perdu.

commentaires

Les commentaires sont automatiquement fermés aux visiteurs au bout de trente jours.

 

Liens permanents




Institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable



Crée en 1999, Casseurs de pub est une association loi de 1901 dont l'objectif est de promouvoir la création graphique et artistique basée sur la critique de la société de consommation et la promotion d'alternatives. Dans ce sens, l'association diffuse une revue annuelle Casseurs de pub et un journal mensuel La Décroissance tirés tous les deux à 45000 exemplaires, disponibles sur abonnement et en kiosques. L'association relaye des évènements comme la "Rentrée sans marque", la "Journée sans achat", la "Semaine sans télé".. Elle réalise des films d'animations, organise des colloques, des spectacles, des expositions, etc. et tient le site internet sur lequel vous êtes en train de lire ce texte. Comme son grand frère Adbusters (adbusters.org), Casseurs de pub a été fondé par un ancien publicitaire.



Les renseignements généreux
Production et diffusion de brochures pédagogiques



Carte des risques
de pollution OGM agricoles

(Monsantos : MAÏS Mon810)



La Décroissance,
le mensuel
des objecteurs de croissance
+

« Journal de combat, qui veut faire progresser une cause encore minoritaire.
La Décroissance fait désormais partie du paysage médiatique national et contribue, par son indépendance, à la vitalité du débat démocratique sur l’avenir de la planète. »

Millénaire 3

Mobilisation réussie contre une mascarade Du point de vue des organisateurs, le Contre-Grenelle de ce samedi 6 octobre a été un succès. Au niveau de la fréquentation tout d’abord : plus de 800 personnes sont passées dans la journée, nous obligeant à tenir les discours aussi à l’extérieur de la salle. Les intervenants parlaient une première fois devant les 500 personnes assises dans la salle Victor Hugo, une deuxième fois dehors, devant 100 à 200 personnes assises par terre ou debout au soleil. (...)