25/02/2008La CommunionL'homme vit comme une île et c'est de là que vient toute la misère, la souffrance.
Tout au long des siècles, l'homme a essayé de vivre indépendamment de l'existence ; ce qui n'est pas possible dans la vraie nature des choses. L'homme ne peut être ni indépendant, ni dépendant. L'existence est un état d'interdépendance ; tout dépend de tout. Il n'y a aucune hiérarchie, personne n'est inférieur et personne n'est supérieur. L'existence est une communion, une affaire d'amour éternelle.
Mais l'idée que l'homme doit être plus haut, supérieur, spécial, crée le problème. L'homme doit être rien, l'homme doit se dissoudre dans la totalité de choses. Et lorsque nous laissons tomber toutes les barrières, l'harmonie arrive et cette harmonie est une bénédiction. Être un avec le Tout est tout. C'est l'essence même de l'esprit de communion.
L'Harmonie intérieure et extérieure
Héraclite dit :"Cela ne serait pas mieux si les choses arrivaient aux hommes comme ils le souhaitent. À moins que vous n'attendiez l'inattendu vous ne trouverez jamais la vérité, car elle est difficile à découvrir et difficile à atteindre. La nature aime se cacher. Le dieu dont l'oracle est à Delphes ne parle, ni ne se tait ; mais donne des signes".
Héraclite (cliquer pour agrandir), huile sur toile d'Hendrick ter Brugghen, 1628, Rijksmuseum (Amsterdam)
L'existence ne parle aucune langue... et si vous dépendez de la langue il ne peut y avoir aucune communication avec l'existence. L'existence est un mystère, vous ne pouvez pas l'interpréter. Si vous interprétez, vous manquez la cible. L'existence peut être vécue, mais pas pensée. Elle est plutôt comme de la poésie, que comme de la philosophie. Elle est un signe, elle est une porte, elle montre, mais ne dit rien.
À travers le mental, il n'y a aucune possibilité d'approcher l'existence. Si vous y pensez, vous pouvez continuer à penser et à penser, à propos de ceci, de cela, mais vous ne l'atteindrez jamais ; parce que penser est précisément la barrière. La pensée est un monde privé, elle vous appartient ; alors vous êtes enfermé, encapsulé, emprisonné en vous-même. Sans pensée, vous n'êtes plus ; vous n'êtes plus enfermé. Vous vous ouvrez, vous devenez poreux, l'existence coule en vous et vous coulez dans l'existence.
Apprenez à écouter ; écouter signifie que vous êtes ouvert, vulnérable, réceptif, mais qu'en aucune façon vous pensez. La pensée est une action positive, l'écoute est passivité ; vous devenez comme une vallée et recevez ; vous devenez comme un utérus et vous recevez. Si vous pouvez écouter, alors la nature parle, mais ce n'est pas une langue. La nature n'utilise pas de mots. Qu'utilise-t-elle alors ? Héraclite dit qu'elle utilise des signes. Une fleur est là ; quel est le signe en elle ? Elle ne dit rien, mais pouvez-vous vraiment dire qu'elle ne dit rien ? Elle dit beaucoup, mais elle n'utilise pas de mots, un message muet.
Pour entendre le "sans mot", vous devrez devenir "muet", parce que seul le semblable peut entendre le semblable, seul le semblable peut établir une relation avec le semblable.
Assis près d'une fleur, ne soyez pas une personne, soyez une fleur. Assis près de l'arbre, ne soyez pas une personne, soyez l'arbre. Vous baignant dans une rivière, ne soyez pas un homme, soyez la rivière. Alors vous recevrez des millions de signes et ce n'est pas une communication, c'est une communion. Alors la nature parle, parle des milliers de langues, mais pas à travers un langage.
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24/02/2008Remplacer la cigarette dans les barsVous savez que depuis le 2 janvier dernier minuit, les bars, café, restaurants et buralisteries sont devenus des espaces non fumeurs.
Un établissement de Montréal a trouvé une solution :

pour le slogan inscrit en bas à droite (cliquer pour agrandir)
ça donne:
"On a pas besoin de fumer pour s'amuser"
De pornochic revu et corrigé à la sauce bar "non fumeur"?
Un concept qui pourrait bien faire changer les visions des choses ;-)
Les Portes de l'Enfer
Le paradis et l'enfer ne sont pas des lieux géographiques, ils sont psychologiques, ils sont votre psychologie. Le paradis et l'enfer ne se situent pas à la fin de votre vie, ils sont ici et maintenant. A chaque instant la porte s'ouvre, à chaque instant vous hésitez entre paradis et enfer. C'est une question d'instant en instant, c'est une question d'urgence ; d'un instant à l'autre vous pouvez passer de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer.
Le paradis et l'enfer sont en vous ; leurs portes sont très proches l'une de l'autre ; avec la main droite vous pouvez en ouvrir une et avec la main gauche vous pouvez en ouvrir une autre. D'un simple changement du mental, votre être est transformé et vous passez de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer. Chaque fois que vous agissez inconsciemment, sans vigilance, vous êtes en enfer ; chaque fois que vous êtes alerte et agissez en pleine conscience, vous êtes au paradis.
 Rodin - Les Portes de l'Enfer
La fierté du Samouraï
Le maître zen Hakuin est l'un des rares joyaux de l'humanité.
Un guerrier vint le voir, un samouraï, un grand soldat ; il lui demanda : "Y a t'il un paradis ? Y a t'il un enfer ? Si le paradis et l'enfer existent où sont les portes ? Par où puis-je entrer ? Comment puis-je faire pour éviter l'enfer et choisir le paradis ?"
C'est un guerrier simple, le guerrier est toujours simple, sinon il ne pourrait pas être un guerrier. Un guerrier ne connaît que deux choses ; la vie et la mort. Il risque sa vie en permanence, il la met toujours en jeu ; c'est un homme simple. Il n'était pas venu pour apprendre une quelconque doctrine, il voulait simplement savoir où se trouvaient les portes afin d'éviter l'enfer et entrer au paradis.
Hakuin répondit de la manière que seul un guerrier pouvait comprendre et lui dit : "Qui es-tu ?".
Le guerrier répondit : "Je suis un samouraï". Au Japon être un samouraï est une chose dont on est fier. Cela veut dire être un parfait guerrier, un homme qui n'hésite pas un seul instant à donner sa vie. Pour lui vie et mort ne sont qu'un jeu. "Je suis un samouraï, je suis un chef de samouraïs, même l'Empereur me respecte".
Hakuin se mit à rire et dit : "Toi un guerrier ? Tu as plutôt l'air d'un mendiant". L'orgueil du samouraï fut profondément blessé, son égo rabaissé. Oubliant pourquoi il était venu, il sortit son épée et était sur le point de tuer Hakuin. Il avait oublié qu'il était venu vers ce maître pour demander où se trouve la porte du paradis, pour demander où se trouve la porte de l'enfer.
Hakuin rit encore et lui dit : "Voilà la porte de l'enfer. Avec cette épée, cette colère, cet ego, là s'ouvre la porte". C'est le langage qu'un guerrier peut comprendre ; immédiatement le samouraï comprit. Voilà la porte, il rengaina son épée... et Hakuin ajouta : "Là s'ouvre la porte du paradis".
Le paradis et l'enfer sont en vous, les deux portes sont en vous. Lorsque vous agissez inconsciemment, là est la porte de l'enfer ; lorsque vous êtes alerte et conscient, là est la porte du paradis.
Qu'est-il arrivé à ce samouraï ? Était-il conscient lorsqu'il était sur le point de tuer Hakuin ? Était-il conscient de ce qu'il allait faire ? Était-il conscient des raisons qui l'avaient conduit là ? Toute conscience avait disparu. Lorsque l'ego prend le pouvoir vous ne pouvez plus être conscient. L'égo c'est la drogue, le poison qui vous rend complètement inconscient. Vous agissez, mais l'action vient de l'inconscient, non de votre conscience et chaque fois que vous agissez inconsciemment la porte de l'enfer est ouverte. Quoi que vous fassiez, si vous n'êtes pas conscient de ce que vous faites, la porte de l'enfer s'ouvre. Immédiatement le samouraï devint vigilant. 23/02/2008_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_PUB_
Une fois n'est pas coutume :-)

dans la bande verticale :
Méthane CH2, 12,6 mg
Dioxyde d'Azote NO2, 14,9mg
Ammoniac NH2, 21,7mg j'ai un service à te demanderJ'ai reçu ce matin de mail plutôt original :
j'ai un service à te demander
Un de mes collègues a un ami de la Société
Générale qui déménage, il est
à la recherche d'un garde-meuble.
Aurais-tu un peu de place chez toi pour lui
rendre service ?
Ses affaires personnelles sont visibles en pièce
jointe.
Merci d'avance si tu peux lui venir en aide.
TRAGEDIE ? Le Président de la République visite une école primaire.
Le professeur demande au Président s'il veut bien mener la discussion autour du mot "tragédie". L'illustre meneur demande alors à la classe un exemple de "tragédie".
Un petit garçon se lève et propose :
- Si mon meilleur ami, qui vit dans une ferme, était en train de jouer dans le champ et qu'un tracteur lui roule dessus et le tue, ce serait une tragédie.
- Non, dit Sarkozy, ce serait un accident.
Une petite fille lève la main :
- Si un bus scolaire transportant 50 enfants tombait d'une falaise, et que tout le monde était tué à l'intérieur, ça serait une tragédie.
- Je crains que non, réplique le Président. C'est ce qu'on appellerait une grande perte.
Le silence se fait dans la salle. Aucun autre enfant ne se portant volontaire, Sarkozy interroge : n'y a-t-il personne ici qui puisse me donner un exemple de tragédie ?
Finalement, au fond de la salle, un petit garçon lève la main et dit :
- Si l'avion présidentiel vous transportant était frappé par un tir de missile ami et était complètement désintégré, ça serait une tragédie.
- Formidable !, s'exclame Sarkozy. C'est exact. Et peux-tu nous dire pourquoi ?
- Eh bien, dit le garçon, il faut bien que ce soit une tragédie, puisque ce ne serait certainement pas une grande perte, et probablement pas un accident non plus ! Nouveau problème avec ton PC? No rmal...Monsieur, Madame,
Il y a six mois, j'ai changé ma version Chi-rac 2.0 par la version Sa-rkozy 1.0 et j'ai noté que le programme a lancé une application inattendue appelée Maintenanvouzallez-enchier 1.0 qui a considérablement réduit les performances de mon processeur.
Dans la notice, cette application n'était pourtant pas mentionnée. De plus, Sa-rkozy 1.0 s'installe dans tous les autres programmes et se lance automatiquement lors du lancement de n'importe quelle application, parasitant l'exécution de celles-ci. Des applications telles que liberted-expression 8.9 ou Vivrensemble 3.2 ne fonctionnent plus.
De plus, des programmes occultes (virus ?) nommés Paranoia 09.11.01, Démagogy 7.0 et Auto-ritarism 9.5 se lancent de temps en temps et soit plantent le système, soit font que Sa-rkozy 1.0 se comporte de façon totalement inattendue.
Je n'arrive pas à désinstaller ce programme, ce qui est très embêtant, surtout quand j'essaye d'exécuter l'application Joi2vivre 8.2. Par exemple, la commande : /service-public.exe ne fonctionne plus. D'autres utilisateurs de Sa-rkozy 1.0 m 'ont fait part de l'existence d'applications telles que TatEpapiers Version 6.0 et Allezzou_charterbamako Version 3.4 liée à l'utilisation de Sa-rkozy 1.0 sur certains processeurs.
J'envisage de revenir à la version Chi-rac 2.0 que j'avais avant, mais cela à l'air très compliqué. Que faire ?
Un utilisateur démoralisé.
Réponse de la Hot-Line :
Cher Monsieur,
Votre plainte est très fréquente chez les utilisateurs de Sa-rkozy 1.0, mais elle est due le plus souvent à une erreur de conception de base. Beaucoup d'utilisateurs passent de leur version Chi-rac 2.0 à Sa-rkozy 1.0 en pensant que Sa-rkozy 1.0 n'est qu'un programme d'utilitaires destiné à prolonger les fonctionnalités de Chi-rac 2.0. Il n'en est rien : Sa-rkozy 1.0 est bien plus que cela, il s'agit d'un SYSTEME D'EXPLOITATION COMPLET conçu pour gérer TOUTES vos applications.Il est entendu que le retour à Chirac 2.0 est impossible.
Deux options s'offrent à vous :
1 - Vous décidez de conserver Sa-rkozy 1.0, et vous attendez 5 ans, au mieux, avant d'opter pour un système d'exploitation plus satisfaisant et performant. Dans ce cas, en ce qui concerne les programmes Démagogy 7.0 ou Autoritarism 9.5, il faut savoir que ce sont des programmes d'ancienne génération utilisés sous le système Vichy.1940, qui aujourd'hui connaissent des problèmes de compatibilité. Des mises à jour de République-Française bientôt téléchargeables devraient permettre de résoudre le problème. Evitez cependant d'utiliser les touches Echap et Suppr trop souvent sous Sa-rkozy1.0, car vous risquez de lancer des applications néfastes comme C:/matrakdantagueule.exe ou C:/prison-ferme.exe. Pour éviter ces inconvénients, pensez à lancer régulièrement la commande C:/manifestation-de-soutien-ump.exe pour tenter de stabiliser quelque peu le système. ATTENTION : il va sans dire que les déceptions lors de- l'utilisation de Sa-rkozy 1.0 risquent d'être nombreuses.
2 - L'autre solution est une restauration d'une partie du système. Il vous faudra assez prochainement télécharger le patch Vota-Gauche-Omunicipales pour récupérer une partie des fonctionnalités de votre ordinateur et en améliorer provisoirement les performances.
----Fin des messages---- L'Acceptation de Soi
Vous ne pouvez pas vous améliorer. Je ne dis pas qu'il ne peut pas y avoir d'amélioration, souvenez-vous ; mais vous ne pouvez pas vous améliorer. Lorsque vous cessez de vous améliorer, la vie vous améliore. Dans cette relaxation, dans cette acceptation, la vie commence à vous caresser, la vie commence à couler à travers vous.
Personne d'autre ne vous a jamais ressemblé et personne d'autre ne vous ressemblera jamais ; vous êtes tout simplement unique, incomparable.
Acceptez cela, aimez-le, célébrez-le et dans cette vraie célébration vous commencerez à voir le caractère unique des autres et leur beauté incomparable. L'amour n'est possible que lorsqu'il y a une acceptation profonde de soi-même, de l'autre et du monde. L'acceptation crée le milieu dans lequel l'amour grandit, le sol dans lequel l'amour fleurit.
La primevère sauvage dans le jardin du roi
J'ai entendu dire...
Un jour un roi entra dans son jardin et trouva les arbres, les arbustes, les fleurs flétris et mourants. Le chêne disait qu'il se mourait parce qu'il ne pouvait pas être aussi grand que le pin. Se tournant vers le pin il le trouva languissant parce qu'il était incapable de porter des grappes comme la vigne et la vigne mourait parce qu'elle ne pouvait pas fleurir comme la rose. Mais il trouva une primevère sauvage toute en fleur et plus fraîche que jamais. Il l'interrogea et il reçut cette réponse:
"Il m'a paru évident que lorsque tu m'as semé, tu voulais une primevère sauvage ; si tu avais désiré un chêne, une vigne ou une rose tu les aurais plantés. Ainsi, puisque tu me plaçais ici, je devais faire de mon mieux pour faire ce que tu souhaitais. Je ne peux être autre que ce que je suis et j'essaye de l'être au mieux de mes capacités".
Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place, l'existence ne vous aurait pas placé ici et ne vous aurait pas créé. Tel que vous êtes, vous accomplissez quelque chose d'essentiel, de fondamental.
Si Dieu avait voulu un Bouddha il aurait pu produire autant de bouddhas qu'il le voulait. Il n'en a produit qu'un seul, c'était suffisant et cela satisfaisait le désir de son cœur, le satisfait pleinement. Depuis lors il n'a pas produit d'autre Bouddha ou d'autre Christ. Au lieu de cela il vous a créé vous ; rendez vous compte de l'honneur que vous fait l'univers ! C'est vous qu'il a choisi, non pas Bouddha, ni Jésus, ni Krishna.
L'on aura davantage besoin de vous... c'est pour cela. En ce moment vous convenez mieux. Leur tâche est finie, ils ont offert leur parfum à l'existence. Maintenant c'est à vous d'offrir le votre. Mais les moralistes, les puritains, les prêtres, les personnes éprises de pouvoir continuent à vous enseigner, ils continuent à vous rendre fous. Ils disent à la rose: " Deviens un lotus" et au lotus: "Que fais-tu là ? Tu dois devenir autre chose". Ils rendent tout le jardin fou et tout commence à mourir car personne ne peut être un autre, ce n'est pas possible.
C'est ce qui est arrivé à l'humanité. Chacun fait semblant, l'authenticité s'est perdue, la vérité s'est perdue, chacun essaye de montrer qu'il est quelqu'un d'autre. Regardez-vous ; vous feignez d'être quelqu'un d'autre. Vous ne pouvez être que vous-même, il n'y a pas d'autre voie, il n'y en a jamais eu ; il n'y a aucune possibilité pour que vous puissiez être quelqu'un d'autre. Vous resterez vous-même ; vous pouvez vous en réjouir et vous épanouir ou vous pouvez vous étioler et dépérir si vous le condamnez.
:-)LE VIEIL ARABE
Un vieil Arabe vit depuis plus de 40 ans à Chicago. Il aimerait bien planter des pommes de terre dans son jardin, mais il est tout seul, vieux et faible.
Il envoie alors un email à son fils qui étudie à Paris pour lui faire part de son problème :
"Cher Ahmed,
Je suis très triste car je ne peux pas planter des pommes de terre dans mon jardin. Je suis sûr que si tu étais ici avec moi, tu aurais pu m'aider à retourner la terre.
Ton père qui t'aime. Jamil."
Le lendemain, le vieil homme reçoit ce courriel :
Cher Père,
S'il te plaît, ne touche surtout pas au jardin! J'y ai caché ce que tu sais.
Moi aussi je t'aime.
Ton fils Ahmed.
À 4 heures du matin arrivent chez le vieillard la US Army, les Marines, le FBI, la CIA et même une unité d'élite des Rangers.
Ils fouillent et retournent tout le jardin, millimètre par millimètre, et repartent bredouilles.
Quelques heures plus tard, le vieil homme reçoit un nouveau courriel de son fils :
Cher Père,
Je suis certain que la terre de tout le jardin est désormais retournée et que tu peux planter tes pommes de terre. Je ne pouvais pas faire mieux.
Ton fils qui t'aime,
Ahmed.
22/02/2008La Colère
Penser : "Je suis le mental" est de l'inconscience. Savoir que le mental est uniquement un mécanisme, tout comme le corps est un mécanisme, savoir que le mental est séparé…. La nuit tombe, le matin vient, vous ne vous identifiez pas à la nuit ; vous ne dites pas : "Je suis la nuit", vous ne dites pas : "Je suis le matin". La nuit vient, le matin vient, le jour vient puis de nouveau la nuit, la roue tourne sans cesse mais vous êtes conscient que vous n'êtes pas cela.
C'est la même chose avec le mental ; la colère vient mais vous oubliez et vous devenez la colère. L'avidité vient, vous oubliez et vous devenez l'avidité, la haine vient, vous oubliez et vous devenez la haine ; c'est cela l'inconscience.
Être conscient c'est observer que le mental est plein d'avidité, plein de colère, plein de haine ou plein de désir mais vous en êtes seulement l'observateur. Vous pouvez voir l'avidité se lever, devenir un gros nuage noir puis se dissiper et vous restez non affecté. Combien de temps cela peut-elle rester ? Votre colère est passagère, votre avidité est passagère, votre désir est passager. Observez un moment et vous serez surpris; cela va et vient et vous restez là, non affecté, tranquille, calme.
Rejoignez le groupe : 21/02/2008La Méditation
Faites les petits actes de la vie dans une vigilance détendue. Lorsque vous mangez, mangez totalement, mâchez totalement, goûtez totalement, sentez totalement. Touchez votre pain, sentez-en la texture ; sentez le pain, sentez-en la saveur, mâchez le, laissez le se dissoudre en vous et restez conscient. Alors vous méditez, alors la méditation n'est pas séparée de la vie.
Chaque fois que la méditation est séparée de la vie, quelque chose est faux; cela devient le contraire de la vie. Alors l'on pense à aller dans un monastère ou dans une grotte de l'Himalaya ; l'on voudrait s'échapper de la vie, parce que la vie paraît nous distraire de la méditation.
La vie n'est pas une distraction, elle est une occasion pour la méditation.
De quel côté de votre parapluie avez-vous laissé vos chaussures ?
Un disciple qui avait pratiqué la méditation pendant un certain temps vint voir Ikkyu, son maître. Comme il pleuvait, il laissa ses chaussures et son parapluie à l'extérieur et entra. Lorsqu'il eut présenté ses respects, le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie.
Eh bien ! En voilà une question...? Vous ne vous attendez pas à ce que les maîtres posent de telles questions idiotes ; vous vous attendez à ce qu'ils vous questionnent sur Dieu, sur la montée de la kundalini, l'ouverture des chakras ou sur les lumières dans votre tête. L'on pose des questions sur des choses importantes, occultes, ésotériques ! Mais Ikkyu a posé une question très ordinaire. Aucun saint chrétien ne l'aurait posée, aucun moine jaïn ne l'aurait posée, aucun swami hindou ne l'aurait posée. Elle ne peut être posée que par celui qui est vraiment avec Bouddha, en Bouddha ; qui est véritablement lui-même un Bouddha. Le maître lui demanda de quel côté de ses chaussures il avait laissé son parapluie. Quel rapport ont les chaussures et les parapluies avec la spiritualité ?
Si l'on vous avait posé la même question vous vous seriez senti gêné. Quel genre de question est-ce là ? Mais il y a dans cette question, quelque chose d'une immense valeur. S'il avait interrogé sur Dieu, sur votre kundalini ou sur les chakras, cela aurait été une bêtise sans aucune signification. Le disciple ne pouvait pas se souvenir. Qui se donne la peine de se souvenir où il a mis ses chaussures et de quel côté de ses chaussures se trouve son parapluie ; à droite ou à gauche ? Qui s'en donne la peine ? Qui porte tant d'attention aux parapluies ? Qui pense aux chaussures ? Qui est si attentif ?
Mais cela a suffit ; le disciple fut refusé. Ikkyu lui dit: "Va et médite encore pendant sept ans". "Sept ans !" s'exclama le disciple, "rien que pour cette petite faute ?"
"Ce n'est pas une petite faute" dit Ikkyu, "les fautes ne sont ni petites ni grandes, simplement tu ne vis pas encore dans un esprit méditatif, c'est tout. Retournes et médites pendant encore sept ans puis reviens".
Voilà le message essentiel : soyez attentif, vigilant à tout et ne faites pas de distinction entre les choses ; que ceci est futile, que ceci est spirituel. Cela dépend de vous. Soyez alerte, soyez attentif et tout deviendra spirituel. Ne soyez pas alerte, ne soyez pas attentif et tout devient non spirituel. C'est vous qui transmettez la spiritualité ; c'est votre cadeau au monde.
Lorsqu'un maître comme Ikkyu touche son parapluie, le parapluie est tout aussi divin que n'importe quoi peut l'être. L'énergie méditative est alchimique, elle transforme le métal vil en or pur ; elle transforme sans cesse le vil en noble. Au point ultime, tout est divin. Ce monde ci est le paradis et ceci est l'éveil.
 Ikkyū Sōjun 20/02/2008L'Interrogation
Celui qui s'attache aux questions se perd dans la jungle de la philosophie. Laissez les questions aller et venir. Regardez la foule des questions comme vous regardez les gens se déplacer dans la rue, rien à donner, rien à prendre, avec détachement et recul...
Plus il y a de distance entre vous et vos questions, mieux c'est, car c'est dans cet espace que surgira la réponse.
Le professeur et sa soif de réponses
Un professeur de philosophie se rendit chez le maître zen, Nan-in, pour l'interroger sur Dieu, le nirvana, la méditation et beaucoup d'autres choses. Le maître écouta silencieusement les questions, les questions et les questions… puis il lui dit: "Vous semblez fatigué, vous avez gravi cette haute montagne et vous venez de loin, laissez-moi d'abord vous servir un thé". Le maître zen prépara le thé, le professeur attendit, bouillant de questions et pendant que le maître préparait le thé, que le samovar chantait et que l'arôme du thé se répandait, le maître dit au professeur: "Attendez, ne soyez pas si pressé, qui sait, la réponse à vos questions peut venir en buvant le thé... ou même avant".
Le professeur était désorienté, il commençait à penser: "Tout ce voyage a été inutile, cet homme semble fou. Comment ma question sur Dieu peut-elle trouver réponse en buvant du thé ? Quel rapport y a t'il ? Mieux vaut partir d'ici au plus tôt". Toutefois, il se sentait fatigué et boire une tasse de thé avant de redescendre la montagne serait une bonne chose.
Le maître apporta la théière, versa du thé dans la tasse, puis continua à verser. La tasse était pleine et commençait à déborder dans la soucoupe mais il continuait à verser ; à son tour la soucoupe fut pleine. Juste une goutte de plus et le thé commencerait à se répandre sur le sol. Le professeur s'exclama: "Arrêtez, que faites-vous ? Êtes-vous fou ou quoi ? Ne voyez-vous pas que la tasse et la soucoupe sont pleines ?"

Le maître zen répondit: "Vous êtes exactement dans cet état, votre esprit est si plein de question que même si j'y réponds vous n'aurez aucune place pour recevoir ma réponse. Toutefois, vous semblez être un homme intelligent et vous pouvez comprendre que la tasse et la soucoupe ne pouvaient pas contenir une seule goutte de thé de plus sans qu'il ne commence à déborder et verser sur le sol. Depuis que vous êtes entré dans cette maison vos questions débordent de partout ; elle est petite mais pleine de vos questions ! Rentrez chez vous ; videz votre tasse et revenez. Créez d'abord un peu d'espace en vous".
19/02/2008DE L'AMOUR !!! DES CALINS !!!
Que ça fait du bien !!! 18/02/2008La Compassion
Les gens se demandent parfois : "Qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ?" La réponse : la conscience est juste et le fait d'être inconscient est faux. Je ne qualifie pas les actions de mauvaises ou de bonnes, je ne dis pas que la violence est mauvaise, parfois la violence peut être juste. Je ne dis pas que l'amour est juste, parfois l'amour peut être mauvais. L'amour peut s'adresser à la mauvaise personne, l'amour peut cacher une mauvaise intention. Quelqu'un aime son pays, mais alors c'est mauvais car le nationalisme est une malédiction. Quelqu'un aime sa religion mais il peut tuer, il peut assassiner, il peut brûler les temples des autres au nom de sa religion.
L'amour n'est pas toujours juste ni la colère toujours mauvaise.
Alors qu'est-ce qui est juste et qu'est-ce qui est faux ? Pour moi, la conscience est juste. Si vous êtes en colère et pleinement conscient alors la colère est juste et si vous êtes amoureux sans être conscient, alors l'amour lui-même n'est pas juste.
Ainsi faites en sorte d'être conscients dans chacun de vos actes, dans chacune de vos pensées, dans chacun de vos rêves. Laissez cette qualité de conscience pénétrer de plus en plus dans votre être. Soyez inondés par la conscience et alors tout ce que vous faites devient vertu, tout ce que vous faites est bon et devient une bénédiction pour vous et le monde dans lequel vous vivez.
Jésus et les changeurs d'argent.
Laissez-moi vous rappeler un évènement de la vie de Jésus. Un jour il prit un fouet et entra dans le grand temple de Jérusalem. Un fouet dans la main de Jésus ? C'est le sens de la parole de Bouddha: "Une main sans blessures peut manier le poison". Oui, Jésus peut manier un fouet sans problème ; le fouet ne peut pas le dominer. Il reste alerte, à la mesure de sa conscience.

Le grand temple de Jérusalem était devenu une caverne de voleurs. Il y avait dans le temple des changeurs d'argent qui exploitaient tout le pays. Jésus pénétra seul dans le temple et renversa les tables des changeurs, jeta leur argent et créa un tel tumulte que les changeurs s'enfuirent hors du temple. Ils étaient nombreux et Jésus était seul, mais il était dans une telle colère, animé d'un tel feu !
Cela a posé un problème aux chrétiens. Comment expliquer cela ? Car tout leur effort est de prouver que Jésus est une colombe, un symbole de paix. Comment a t-il pu manier un fouet ? Comment a t'il pu se mettre dans une telle colère, une telle fureur au point de renverser les tables des changeurs et de jeter les marchands hors du temple ? Il devait vraiment être en fureur, sinon, il était seul... il aurait pu être ceinturé.
Son énergie devait être celle d'une irrésistible tempête, ils ne pouvaient pas lui résister. Les prêtres et les changeurs, tous s'enfuirent en criant : "Cet homme est devenu fou !"
Les chrétiens évitent cette histoire. Ce n'est pas la peine de l'éviter si vous comprenez que Jésus est absolument innocent ! Il n'est pas en colère, il est dans la compassion ; il n'est pas violent, il n'est pas destructeur, il est dans l'amour. Le fouet dans ses mains est un fouet dans les mains de l'amour et de la compassion.
Un homme conscient agit en conscience, de ce fait il n'y a pas à avoir de repentir ; son acte est total. Une des beautés de l'action totale est qu'elle ne crée pas de Karma, elle ne crée rien et ne laisse aucune trace sur vous. C'est comme écrire sur l'eau ; vous n'avez même pas terminé... que tout a disparu. Ce n'est même pas comme écrire sur le sable, car cela pourrait rester quelques heures si le vent ne se lève pas, c'est écrire sur l'eau.
Si vous pouvez être totalement alertes, alors il n'y a pas de problème, vous pouvez manipuler du poison et le poison agira comme un remède. Dans les mains du sage le poison devient remède, dans les mains du fou, même le remède, même le nectar va forcément devenir du poison. Si vous agissez dans l'innocence, non à travers la connaissance mais avec l'innocence de l'enfant, il ne pourra rien vous arriver de mauvais, parce que ça ne laisse pas de trace. Vous restez libres de vos actes, vous vivez totalement et aucun acte n'est pour vous un fardeau.
16/02/2008La Reconnaissance
Le désir du mental est d'être extraordinaire. L'ego a soif et désire ardemment la reconnaissance d'être quelqu'un. Certains réalisent ce rêve par la richesse, d'autres par le pouvoir, la politique; d'autres le réalisent par des miracles, des tours de passe-passe mais le rêve demeure le même: "je ne peux pas accepter de n'être personne".
Le miracle est là lorsque vous acceptez le fait de n'être personne, lorsque vous êtes aussi ordinaire que les autres, lorsque vous ne recherchez pas la reconnaissance, lorsque vous pouvez exister comme si vous n'existiez pas. Être absent est le miracle.
Le maître, le jardinier et l'invité
Cette histoire est belle ; une des plus belles anecdotes zen. Bankei est un des plus beaux maîtres ; pourtant Bankei était un homme ordinaire.
Un jour que Bankei travaillait dans son jardin, arriva un chercheur en quête d'un maître. "Jardinier, où est le maître ?" lui demanda t'il.
Bankei se mit à rire: "Attendez; entrez par cette porte et à l'intérieur vous trouverez le maître".
L'homme fit le tour, entra et vit Bankei assis sur un trône ; le même homme qui jardinait à l'extérieur. "Vous vous moquez" dit le visiteur "quittez ce trône, c'est un sacrilège, vous ne respectez pas votre maître".
Bankei descendit, s'assit par terre et lui dit: "C'est difficile, maintenant tu ne trouveras pas de maître ici... car je suis le maître".
Il était difficile pour cet homme d'accepter qu'un grand maître puisse travailler dans le jardin et être aussi ordinaire. Il s'en alla ; il ne pouvait croire que cet homme était le maître et ainsi, manqua l'occasion.

Chacun a peur de n'être personne. Seules de rares personnes, des personnes exceptionnelles n'ont pas peur de n'être personne ; un Gautama le Bouddha, un Bankei. N'être personne n'est pas un phénomène ordinaire, c'est une des expériences les plus importantes dans la vie, d'être et en même temps de ne pas être. Être seulement pure existence, sans nom, sans adresse, sans frontières… ni pécheur, ni saint, ni inférieur, ni supérieur, uniquement un silence.
Les gens ont peur parce que toute leur personnalité disparaîtra; leur nom, leur réputation, leur respectabilité, tout va disparaître, d'où la peur. Mais de toute façon la mort va tout emporter. Ceux qui sont sages laissent disparaître ces choses par elles mêmes, rien n'est laissé que la mort puisse vous prendre. Alors toute peur disparaît car la mort ne peut pas venir ; vous n'avez rien gardé pour la mort. La mort ne peut pas tuer une personne inexistante.
Dès que vous réalisez que vous n'êtes personne vous devenez immortel. L'expérience de n'être personne est exactement la signification de nirvana, de néant, de silence, de calme absolu, sans ego, sans personnalité, sans hypocrisie; simplement ce silence… et ces insectes qui chantent dans la nuit.
Dans un sens vous êtes ici mais en même temps vous n'êtes pas là.
Vous êtes ici à cause de la vieille association avec le corps, mais regardez à l'intérieur ; vous n'êtes pas et vous comprenez que là où règne le pur silence réside votre réalité, que la mort ne peut détruire. C'est votre éternité, c'est votre immortalité.
Il n'y a rien à craindre, il n'y a rien à perdre et si vous pensez que quoi que ce soit est perdu ; votre nom, votre respectabilité, votre gloire, ils sont sans valeur, ce sont des jouets pour les enfants, pas pour des gens mûrs. Le temps est venu pour vous d'être mature, d'être mûr, Le temps est venu pour vous de simplement être.
Le fait d'être quelqu'un représente si peu. Plus vous êtes quelqu'un, plus vous êtes petit ; plus vous n'êtes personne, plus vous êtes grand. Ne soyez absolument personne et vous êtes un avec l'existence elle-même.
15/02/2008L'Action
Cela se passe chaque jour; vous auriez pu faire quelque chose mais vous ne l'avez pas fait et vous prenez l'excuse que si Dieu le veut vraiment, il le fera de toute façon. Ou bien vous faites quelque chose et vous attendez le résultat, vous attendez et le résultat ne vient jamais. Alors vous êtes fâché comme si l'on vous avait trompé, comme si Dieu vous avait trahi, comme s'il était contre vous, partial, plein de préjugés, injuste.. alors les griefs se lèvent, alors la confiance manque.
L'être religieux est celui qui continue à faire ce qui est humainement possible mais sans créer de tension autour de cela. Parce que nous sommes très, très petits, de minuscules atomes dans l'univers, les choses sont très compliquées. Rien ne dépend directement de mes actes, des milliers d'énergies s'entrecroisent et c'est la somme des énergies qui décidera du résultat. Comment pourrais-je décider du résultat ?
Mais si je ne fais rien alors les choses peuvent ne jamais être les mêmes; je "dois" faire et je dois aussi apprendre à ne rien attendre. Alors le "faire" devient une sorte de prière, sans aucun désir de résultat, alors la frustration n'existe plus.
La confiance vous aidera à ne pas être frustré et attacher le chameau vous aidera à rester vivant, intensément vivant.
Fais confiance en Allah, mais attache d'abord ton chameau

Cette parabole soufi veut créer l'homme du troisième type, l'homme véritable, celui qui sait ce qu'il faut faire et qui sait aussi ne pas faire ; qui peut être un homme d'action lorsque c'est nécessaire, qui peut dire "oui !" et qui peut être passif lorsqu'il le faut et dire "non". Qui est totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit ; qui sait comment inspirer et qui sait comment expirer, qui connaît l'équilibre de la vie.
"Fais confiance à Allah, mais attache d'abord ton chameau".
Cette phrase est tirée d'une petite histoire. Un maître voyageait avec un de ses disciples et ce dernier était chargé de prendre soin du chameau. Ils arrivèrent à la nuit, fatigués, dans un caravansérail. Le devoir du disciple était d'attacher le chameau mais il ne s'en soucia pas et le laissa dehors. À la place il pria simplement Dieu en disant : "Prends soin du chameau" puis il s'endormit.
Au matin le chameau n'était plus là, volé ou enfui, ou quoi que ce soit d'autre. Le maître lui demanda : "Qu'est-il arrivé au chameau ? Où est-il passé ?
- Je ne sais pas" répondit le disciple "Demandez à Dieu, car moi j'avais demandé à Allah de prendre soin du chameau, j'étais si fatigué, je ne sais pas ce qui s'est passé et je ne suis non plus pas responsable car je le lui avais dit très clairement, l'on ne pouvait pas se tromper. En fait je ne le lui ai pas dit une fois mais trois ! Et puis vous m'avez toujours enseigné : "Aie confiance en Allah" donc j'ai fait confiance. Ne me regardez pas maintenant avec colère.
- Fais confiance à Allah !" dit le maître "mais d'abord attache ton chameau, parce qu'Allah n'a pas d'autres mains que les tiennes. S'il veut attacher le chameau il doit se servir des mains de quelqu'un ; il n'en a pas d'autres et c'est votre chameau ! La meilleure façon, la plus simple et la plus rapide est d'utiliser vos mains. Fais confiance à Allah, ne fais pas seulement confiance à tes mains sinon ça créera de la tension. Attache ton chameau et ensuite fais confiance à Allah".
Vous poserez la question: "Alors pourquoi faire confiance à Allah si vous avez attaché le chameau ?" Parce qu'on peut voler un chameau attaché ! Faites tout ce que vous pouvez ; le résultat n'est pas certain, le résultat n'est pas garanti. Faites ce que vous pouvez, puis, quoiqu'il arrive, acceptez-le.
C'est ce que signifie "attacher le chameau"; faites votre possible, n'esquivez pas votre responsabilité, puis, si rien ne se passe ou si quelque chose va de travers, alors seulement faites confiance à Allah... Il sait mieux que vous. Peut-être est-il préférable pour vous de voyager sans chameau. C'est très facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. C'est très facile de ne pas faire confiance à Allah et d'être un être entreprenant. Être le troisième type d'homme est difficile. Faire confiance à Allah et pourtant rester actif et n'être plus alors qu'un instrument… Dieu est le véritable acteur et vous n'êtes qu'un outil entre ses mains.14/02/2008En toute honnêteté, que ferais-tu ?
Ceci est un petit test, qui ne contient qu'une question, mais qui en dira long sur toi.
Fais défiler le texte lentement, afin de lire au fur et à mesure.
Il est important pour le test de ne pas aller trop vite, afin de ne pas répondre trop précipitamment ou sans avoir bien compris tous les enjeux de la question.
La Seine a débordé...
Tu te retrouves dans le chaos le plus total, après un raz-de-marée, tout est inondé....
Des quantités d'eau incroyables sont en mouvement....
Tu es reporter photographe au milieu de ce terrible désastre...
Et tu as là l'occasion de faire la photo de ta vie...
Les maisons sont emportées par les eaux autour de toi, les gens disparaissent sous les flots.
Les forces de la Nature déchaînées s'attaquent à tout...
Elles emportent tout avec elles...
Soudain, tu aperçois un homme dans un 4 x 4...
Il est prisonnier de son véhicule et lutte contre les vagues.
Il se débat, s'acharne sur sa portière, hurle...
En vain...
Tu te rapproches...
Son visage trahit l'effroi, ses yeux te supplient...
Et là, stupéfait...
Tu le reconnais : c'est Nicolas Sarkozy !
A chaque seconde, le torrent de boue et de débris peut l'emporter...
Mais tu peux le sauver ! Seulement, c'est aussi l'occasion de faire la photo de ta vie...
La photo qui te donnerait le Prix Pulitzer...
Et qui te rendrait riche et célèbre comme jamais !...
C'est l'un ou l'autre: Le sauver ou prendre la photo.
Maintenant, réponds à la question, en étant vraiment honnête :
La photo : Mat ou Brillant ?
L'Art d'être disciple
Il n'existe aucune situation qui ne renferme une leçon, vraiment aucune. Toutes les situations en recèlent une mais vous devez la découvrir ; elle peut ne pas être apparente. Vous devez être vigilants et examiner tous les aspects de la situation.
Les nombreux maîtres de Junnaid
Au moment de sa mort on interrogea Junnaid, le grand Maître soufi… son principal disciple s'approcha de lui et lui dit: "Maître vous nous quittez, une question nous a toujours tracassée mais nous n'avons jamais eu assez de courage pour vous la poser : Qui était votre Maître ? Cela a toujours été une grande curiosité parmi vos disciples car nous ne vous avons jamais entendu parler de votre Maître".
Junnaid ouvrit les yeux et dit : "Il me sera très difficile de répondre car j'ai appris de presque tout le monde. L'existence entière a été mon Maître. J'ai appris de chaque événement de ma vie et je suis reconnaissant à tout ce qui est arrivé car c'est grâce à tout ce que j'ai appris que j'en suis arrivé là ; il ajouta : juste pour satisfaire votre curiosité je vous citerai trois exemples.
Le premier ; j'avais très soif et j'allais vers la rivière avec mon bol de mendiant, le seul bien que je possédais ; lorsque je l'atteignis, un chien se précipita, sauta dans la rivière et se mit à boire.
Je l'observai un instant et je jetai mon bol, car il était inutile. Un chien peut s'en passer. J'ai moi aussi sauté dans la rivière et bu autant d'eau que je voulais. Tout mon corps était frais parce que j'avais sauté dans la rivière. Je me suis assis dans l'eau quelques instants, j'ai remercié le chien, lui ai touché les pattes avec une profonde révérence car il m'avait appris une leçon.
J'avais tout lâché, tout ce que je possédais, mais j'avais un certain attachement à mon bol de mendiant. C'était un beau bol très joliment gravé et j'étais toujours conscient que quelqu'un pouvait le voler. Même pendant la nuit j'avais l'habitude de le mettre sous ma tête, comme un oreiller pour que personne ne puisse le dérober. C'était ma dernière attache ; le chien m'a aidé. C'était si clair ; si un chien peut se débrouiller sans bol… je suis un homme, pourquoi ne pourrais-je pas me débrouiller ? Ce chien a été l'un de mes Maîtres.
Ensuite dit-il, je m'étais perdu dans une forêt et il était minuit lorsque j'atteignis le village le plus proche. Chacun dormait à poings fermés. J'ai erré partout dans la ville, essayant de trouver quelqu'un réveillé qui m'abriterait pour la nuit, jusqu'à ce que finalement je rencontre un homme. Je lui ai demandé: il me semble qu'il y a seulement deux personnes réveillées dans cette ville, vous et moi. Pourriez-vous m'abriter pour la nuit ?"
L'homme répondit : "Je peux voir à votre robe que vous êtes un moine soufi..."
- Le mot soufi vient de suf et suf signifie laine, un vêtement de laine. Les soufis ont utilisé le vêtement de laine pendant des siècles. On les appelle soufis à cause de leurs vêtements -
"Je peux voir que vous êtes un soufi dit l'homme et je me sens un peu gêné de vous accueillir dans ma maison. Je le souhaite vraiment mais je dois vous dire qui je suis ; je suis un voleur. Voulez-vous être l'invité d'un voleur ?"
Pendant un instant Junnaid hésita et le voleur lui dit : "J'ai bien fait de vous le dire car vous semblez hésitant. Le voleur le souhaite mais le mystique semble hésiter à entrer dans la maison d'un voleur, comme si le mystique était plus faible que le voleur. En fait je devrais avoir peur de vous ; vous pourriez me changer, vous pourriez transformer toute ma vie. Vous inviter signifie danger, mais je n'ai pas peur. Vous êtes le bienvenu, entrez dans ma maison, mangez, buvez, dormez et restez y autant que vous le voudrez, car je vis seul et je gagne suffisamment pour me débrouiller pour deux personnes et ce sera merveilleux de discuter avec vous de choses importantes. Mais vous semblez hésiter".
Et Junnaid prit conscience que c'était vrai ; il lui demanda pardon. Il toucha les pieds du voleur et dit : "Oui, mon enracinement dans mon propre être est encore bien faible. Vous êtes vraiment un homme fort et j'aimerais bien venir chez vous et j'aimerais rester un peu plus longtemps, pas seulement cette nuit. Je voudrais moi-même être plus fort". "Venez" lui dit le voleur. Il lui donna à manger, à boire, l'aida à préparer son lit et lui dit : Je vais partir maintenant, je dois faire mon travail. Je reviendrai tôt le matin".
Tôt le matin le voleur revint et Junnaid lui demanda : "Avez-vous réussi ?"
"Non, pas aujourd'hui, répondit le voleur, mais je verrai demain".
Cela se répéta continuellement pendant trente jours, chaque nuit le voleur sortait et chaque matin il revenait les mains vides. Mais il n'était jamais triste, jamais déçu, aucun signe d'échec sur son visage, toujours heureux et il disait : "Peu importe. J'ai fait de mon mieux. Une fois encore je n'ai rien trouvé aujourd'hui mais j'essayerai demain et s'il plait à Dieu, cela arrivera demain si ce n'est pas arrivé aujourd'hui".
Junnaid partit au bout d'un mois ; pendant des années il essaya d'atteindre la réalisation et c'était toujours un échec. Mais chaque fois qu'il décidait d'abandonner il se rappelait le voleur, son visage souriant et ses paroles : "S'il plaît à Dieu, ce qui n'est pas arrivé aujourd'hui peut arriver demain". "Je me souviens de ce voleur comme un de mes plus grands Maîtres dit Junnaid, sans lui je ne serais pas ce que je suis.
Et troisièmement, dit-il, j'entrai dans un petit village, un petit garçon portait une bougie allumée, allant certainement au temple de la ville y mettre la bougie pour la nuit.
Peux-tu me dire d'où vient la lumière lui demanda Junnaid, tu as toi-même allumé la bougie, tu dois donc l'avoir vu. Quelle est la source de la lumière ?"
Le garçon se mit à rire et répondit : "Attend !" il souffla la bougie devant Junnaid et lui dit : "Tu as vu partir la lumière, peux-tu me dire où elle est partie ? Si tu peux me dire où elle est partie je te dirai d'où elle est venue car elle s'en est allée au même endroit, elle est retournée à sa source".
"J'avais rencontré de grands philosophes dit Junnaid mais aucun n'avait jamais énoncé une aussi belle formulation ; "elle est retournée à sa source". Finalement tout retourne à sa source. De plus l'enfant m'a fait prendre conscience de ma propre ignorance ; j'essayais de plaisanter avec lui, mais la plaisanterie s'est retournée contre moi. Il m'a montré que poser des questions idiotes - d'où la lumière est-elle venue ? - n'est pas intelligent. Elle vient de nulle part, du néant et elle ne retourne nulle part, au néant.
J'ai touché les pieds de l'enfant dit Junnaid et l'enfant, perplexe, m'a dit : "Pourquoi touches-tu mes pieds ?" je lui ai répondu : tu es mon Maître, tu m'as montré quelque chose. Tu m'as donné une grande leçon, une grande compréhension.
Depuis ce jour dit Junnaid, j'ai médité sur le néant et lentement, lentement je suis entré dans le néant. Et maintenant est venu le dernier instant où la bougie s'en ira, où la lumière s'en ira. Et je sais où je vais, à la même source.
Je me rappelle cet enfant avec reconnaissance. Je le vois encore, debout devant moi, éteignant la bougie".
 13/02/2008L'ÉchecLe secret de Polichinelle du succès réel
Quand c'est le matin, c'est le matin, quand c'est le soir, c'est le soir. Il n'est pas question de choix. Laissez tomber le choix et vous êtes libre partout. La liberté ne peut résider que dans le non choix. Ainsi lorsque vous êtes jeune, c'est beau, lorsque vous êtes enfant, c'est beau, lorsque vous êtes vieux, c'est beau, lorsque vous mourez, c'est beau, car vous n'êtes jamais séparé du Tout, vous êtes seulement une vague dans l'océan.
La vague dans l'océan peut se considérer comme une entité à part entière, mais il y aura alors problème. La vague dans l'océan ne se considère jamais comme séparée ; ainsi, partout où l'océan la pousse elle se déplace volontiers, joyeusement, en dansant, dans cette direction.
Un chant du mystique Kabîr dit ceci:
Je parle à mon amant intérieur et je dis : Pourquoi une telle hâte ? Nous sentons qu'il existe une sorte d'esprit qui aime les oiseaux, les animaux et les fourmis. Peut-être est-ce le même qui vous donna ce rayonnement dans le sein de votre mère.
Est-il logique que vous erriez désormais, totalement orphelins ?
La vérité est que vous vous êtes vous-mêmes détourné et avez décidé d'aller seul dans l'obscurité. Vous voilà maintenant esclave des autres, ayant oublié ce qu'une fois vous avez su !
Et c'est pourquoi tout ce que vous faites est marqué d'un étrange échec.
Les choses arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent ; il est obligé qu'elles arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent. Tout se passe bien, ayez simplement confiance. Rappelez-vous cette différence, le théologien dira: "Croyez dans le concept de Dieu". Le mystique dit qu'il n'est pas nécessaire de croire dans le concept de Dieu ; percevez simplement l'harmonie dans l'existence. Ce n'est pas un concept, ce n'est pas une croyance. Vous pouvez la sentir, elle est partout. C'est presque tangible.
Dès l'instant où vous pensez que vous êtes Un avec le Tout, il y a une détente, un soudain lâcher prise intervient. Vous n'avez pas besoin d'être dans une retenue de vous-même, vous pouvez vous détendre. Il n'est pas nécessaire de rester tendu, vous n'avez aucun but personnel à atteindre. Vous coulez avec Dieu ; le but de Dieu est votre but, sa destinée est votre destinée. Vous n'avez pas une destinée personnelle ; la destinée personnelle apporte les problèmes.
Ne l'avez-vous pas observé dans votre propre vie ? Tout ce que vous faites ne cesse d'échouer. Vous ne voyez toujours pas la solution ; vous pensez que vous n'avez pas fait ce que vous auriez dû et que c'est pour cela que ça a échoué. Alors vous essayez un autre projet et vous échouez de nouveau. Puis vous pensez que vous n'êtes pas suffisamment compétent, alors vous étudiez la technique mais de nouveau vous échouez. Alors vous pensez : "Le monde entier est contre moi" ou "le destin est contre moi" ou "je suis victime de la jalousie des gens". Vous continuez à trouver des explications au fait que vous échouez mais vous ne découvrez jamais la raison profonde de votre échec.
Kabîr dit: "l'échec signifie vous, moins Dieu". C'est la vision de Kabîr ; l'échec est égal à vous, moins Dieu et le succès est égal à vous, plus Dieu. Le succès est en Dieu et avec Dieu. Et souvenez-vous, par "Dieu" je ne veux pas dire une personne assise quelque part dans le ciel, mais l'esprit cosmique. Ressentez l'esprit cosmique, le Tao, la loi qui pénètre l'existence entière, dont vous êtes nés et auquel vous retournerez un jour.

12/02/2008HUMOUR !!!!!
Jusqu'à ce que je découvre par le plus grand des hasard ce court-métrage animé (EH OUI MOI PAS AVOIR TV !!!) je m'étonnais de voir autant d'erreurs de frappe dans les profils et les blogs...
Avez-vous déjà vu ? Une Consonne Qui Veut Devenir une Voyelle
pour les détenteurs du navigateur Firefox, il existe une extension ou, comme ils disent maintenant, un module complémentaire qui se nome :
"dictionnaire_myspell_en_français__réforme_1990_-1.6-fx+tb+sm.xpi"
Installer le dictionnaire réforme 1990, version 2007
Lâcher le Passé
Rassemblez votre courage, le voyage a déjà commencé. Même si vous retournez en arrière, vous ne retrouverez pas le vieux rivage ; même si vous retournez en arrière, ces vieux jouets ne vous seraient désormais d'aucune aide, vous en avez fini avec eux ; vous savez que ce ne sont que des jouets. C'est le réel qu'il vous faut maintenant rechercher, qu'il vous faut investir, il n'est pas très loin, il est en vous.
L'homme qui vit en relation avec le passé ressent nécessairement de l'ennui, une sorte d'absurdité et d'angoisse: "Qu'est-ce que je fais ici ? Pourquoi est-ce que je continue à vivre ? Que se passera t-il demain ? La même chose qu'aujourd'hui ? Ce qui s'est passé aujourd'hui était la répétition de ce qui s'est passé hier, alors quoi ? Pourquoi me traîner du berceau à la tombe en suivant la même routine ?"
Cela convient parfaitement aux buffles et aux ânes car ils n'ont pas de mémoire du passé et ils n'ont aucune idée du futur. Ils ne s'ennuient pas, car pour s'ennuyer une certaine conscience est nécessaire. Cette conscience sait que vous l'avez déjà fait auparavant, que vous êtes à nouveau en train de le faire et que vous le ferez encore demain ; parce que vous ne vous sortez pas du passé, parce que vous ne le laissez pas mourir, vous le gardez en vie. C'est le dilemme auquel chacun est confronté dans la vie et la seule solution consiste à laisser mourir le passé. Il y a une belle histoire dans la vie de Jésus.

Laissez les morts enterrer les morts
De bon matin il arriva au bord d'un lac, le soleil n'était pas encore levé et un pêcheur était sur le point de jeter ses filets.
Jésus lui mit une main sur l'épaule et lui dit : "Combien de temps encore vas-tu faire cela, chaque jour, chaque matin, midi et soir prendre simplement du poisson ? Penses-tu que la vie est seulement faite pour cela ?"
"Je n'y avais jamais réfléchi" répondit le pêcheur "mais par le fait que tu poses la question, je réalise que la vie devrait être plus que cela".
Jésus lui dit: "Si tu me suis, je t'apprendrai à pêcher les hommes plutôt que des poissons".
L'homme regarda Jésus dans les yeux… quelle profondeur, quelle sincérité, tellement d'amour que vous ne pouvez pas douter de cet homme, un si grand silence autour de lui que vous ne pouvez pas dire non à cet homme. Le pêcheur jeta son filet à l'eau et suivit Jésus.
Alors qu'ils quittaient la ville un homme vint en courant et dit au pêcheur : "Ton père qui était malade depuis longtemps vient de mourir, rentre à la maison !"
Le pêcheur demanda à Jésus : "Donnes-moi juste trois jours que je puisse accomplir le rituel des funérailles tel qu'un fils doit le faire lorsque son père meurt".
Voici la réponse qu'il est bon de se souvenir ; Jésus dit au pêcheur : "Laisse les morts enterrer leurs morts et toi, suis-moi".
Que veut-il dire ? "Toute la ville est pleine de morts, ils s'occuperont de son père mort. Ta présence n'est pas nécessaire, viens avec moi". (dans la tradition juive, le deuil est une pratique de mortification)
A chaque instant quelque chose meurt. Ne soyez pas des collectionneurs d'antiquités, ce qui est mort, abandonnez-le. Allez avec la vie, coulez avec la vie avec votre totalité, avec votre intensité et vous ne rencontrerez jamais aucun dilemme, aucun problème.11/02/2008non aux OGM !Pour une agriculture et une alimentation de qualité, je dis non aux OGM !
Vous ne voulez pas d'OGM ? C'est le moment de le dire à vos parlementaires : ils vont adopter une loi sur les OGM. C'est urgent : la loi sera adoptée entre mai et juin. C'est efficace : les élus sont attentifs à ce que disent leurs électeurs. Dès le 5 février, le Sénat va discuter d’un projet de loi. L’Assemblée nationale en sera saisie à partir de fin mars.
Signez et faites signer autour de vous !
PÉTITION
Pour une agriculture et une alimentation de qualité, je demande que la loi sur les OGM affirme :
1. La culture d’OGM en plein champ est interdite.
2. L’utilisation d’OGM dans l’alimentation humaine ou animale est interdite.
3. Le financement de la recherche publique aujourd’hui consacré aux OGM agricoles sera transféré à la recherche sur les techniques de l’agriculture biologique.
Kokopelli s’associe pleinement à la pétition qui vient d’être lancée par la revue L'Ecologiste et l’association OGM dangers afin de permettre au citoyen d'exprimer clairement, simplement et directement son refus des OGM. C’est urgent : une loi doit être adoptée dans les mois qui viennent.
Vous pouvez très facilement signer cette pétition en ligne et l'adresser tout aussi facilement aux députés et sénateurs de votre département sur : http://www.ogm-jedisnon.org
Vous trouverez également sur ce site une "FAQ" (Réponses à des questions fréquemment posées).
Si le sujet vous semble important, faites circuler au maximum ce message : chaque signature compte !
http://www.ogm-jedisnon.org
http://www.kokopelli.asso.fr/index.html
Vers une légalisation des semences anciennes de Kokopelli...
Les récentes condamnations de l'association Kokopelli, pour vente de semences non inscrites au catalogue officiel, ne sont pas passées inaperçues. Lors du controversé débat sur le projet de loi OGM, au Sénat, le nom de cette association a été cité à plusieurs reprises par quelques Sénateurs se prononçant en faveur d'une solution pour remédier à sa situation.
En effet, en vendant des variétés anciennes non-inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés, Kokopelli se place dans l'illégalité alors que, la Secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, reconnaît que cette association '... contribue à la biodiversité'. A ce titre, même si la Secrétaire d'Etat considère que 'Ces variétés n'ont pas vocation à être cultivées de manière commerciale', elle estime à juste titre qu'il est nécessaire de renouveler leur stock (1). Aussi, pour elle, l'association Kokopelli '...remplit une mission de service public et sa condamnation pose problème'.
Pour mettre fin à cette 'situation absurde', pour reprendre les propos de N. Kosciusko-Morizet au Sénat, une évolution de la législation serait envisagée afin de permettre l'inscription gratuite d'une partie des semences diffusées par l'association.
Si pour Raoul Jacquin, porte-parole de l'association, la mobilisation des adhérents et sympathisants commence à porter ses fruits, tout en demeurant 'plus que jamais nécessaire et indispensable', la surprise est réelle face à la 'déclaration encourageante' de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors qu'aucun retour n'a été fait aux demandes de rendez-vous effectuées auprès du gouvernement... Ajoutant que 'Le libre accès de tout un chacun, particulier comme professionnel, aux semences anciennes, reproductibles, en voie d’érosion génétique, n’est pas négociable.', R. Jacquin renouvelle publiquement sa demande de rendez-vous auprès du Ministre de l'écologie et de ses homologues de l'agriculture et des finances.
De son côté, le GNIS (2) dans un communiqué de ce jour, souligne que le catalogue officiel des espèces et variétés a été créé par l'Etat en 1932, à la demande des agriculteurs. Pour le groupement des professionnels de la semence, la polémique actuelle, autour de Kokopelli, empêche de se pencher sur les vrais problèmes et notamment le fait que 'l'Etat s’est largement reposé sur les semenciers et l’Inra (3) et n'a jamais mis les moyens nécessaires dans la conservation et la caractérisation des ressources génétiques'.

D'autre part, pour le GNIS, le débat sur les variétés anciennes semble inutile sachant que, depuis 1997, ces variétés peuvent être inscrites sur une liste annexe avec un système d'enregistrement assoupli et quasiment gratuit, une procédure que la France serait la seule à proposer en Europe. Or, Raoul Jacquin, preuve à l'appui avec les récépissés de lettres recommandées expédiées dans la main, note que l'association n'a jamais eu de réponses aux demandes qu'elle a effectuées pour se mettre en conformité en inscrivant ses variétés.
Bref, une clarification législative serait assurément la bienvenue, ne serait-ce que pour la notion de gratuité de l'inscription au catalogue. Celle-ci apparaît en effet toute relative, le tarif 2007 indiquant un coût de 246,79 € par variété à inscrire...
Pascal Farcy [http://www.univers-nature.com]
1- Dans un mode de conservation classique, toutes les semences ont une aptitude à la germination qui se réduit avec le temps. Par ailleurs, à l'heure du changement climatique, seule une conservation par culture peut permettre aux variétés de s'adapter aux modifications du climat.
2- Groupement National Interprofessionnel des Semences. Le Gnis représente l'ensemble des professionnels de la filière semences.
3- Institut National de la Recherche Agronomique.
Le Non Mental
L'état de non mental est l'état du divin. Dieu n'est pas une pensée, mais l'expérience de non pensée. Il n'y a plus de contenu dans le mental et c'est l'explosion lorsque le mental est sans contenu. Ce n'est pas un objet que vous pouvez voir ; c'est véritablement la capacité de voir. Ce n'est pas ce qui est vu, mais celui qui voit. Ce n'est pas comme les nuages qui s'amoncellent dans le ciel, mais le ciel lorsqu'il n'y a aucun nuage. C'est ce ciel vide.
Lorsque la conscience ne se focalise pas sur l'objet, lorsqu'il n'y a rien à voir, rien à penser, juste le vide tout autour, alors on se retrouve face à soi. Il n'y a nulle part où aller, l'on se détend dans sa propre source et cette source est Dieu.
L'Ultime et l'Inexprimable
Votre être intérieur n'est rien d'autre que le ciel intérieur. Le ciel est vide, mais c'est le ciel vide qui contient tout, l'existence entière, le soleil, la lune, les étoiles, la terre, les planètes. C'est le ciel vide qui donne l'espace à tout ce qui est. C'est le ciel vide qui est à l'origine de tout ce qui existe. Les choses vont et viennent et le ciel reste le même.
Exactement la même manière, vous avez un ciel intérieur ; il est également vide. Des nuages vont et viennent, des planètes naissent et disparaissent, des étoiles surgissent et meurent et le ciel intérieur reste le même, intact, inaltéré, sans peur. Nous appelons ce ciel intérieur sakshin, le témoin et c'est là tout le but de la méditation.
Tournez-vous vers l'intérieur, savourez le ciel intérieur. Souvenez-vous, quoi que vous puissiez voir, vous n'êtes pas cela. Vous pouvez voir des pensées, puis vous n'êtes pas les pensées ; vous pouvez voir vos sentiments, puis vous n'êtes pas vos sentiments ; vous pouvez voir vos rêves, désirs, souvenirs, imaginations, projections, puis vous n'êtes pas cela. Continuez à éliminer tout ce que vous pouvez voir. Alors un jour arrive le moment extraordinaire, le moment le plus important d'une vie, lorsqu'il n'y a plus rien à jeter. Tout ce qui se voit a disparu et seul celui qui voit est là. Celui qui voit est le ciel vide.
Connaître, c'est être intrépide et être plein d'amour. Connaître, c'est être Dieu, c'est être immortel.
Il n'y a aucune possibilité de contaminer le ciel, de laisser des empreintes sur lui, des marques sur lui. Nous pouvons dessiner des lignes sur l'eau, mais à peine sont-elles tracées, qu'elles disparaissent, cependant si des lignes sont tracées sur la pierre elles demeurent durant des milliers d'années. Des lignes ne peuvent simplement pas être dessinées dans le ciel, ainsi il n'est aucune question de leur disparition. Comprenez s'il vous plaît cette différence, les lignes ne peuvent pas être dessinées dans le ciel. Je peux déplacer mon doigt à travers le ciel, le doigt passe mais la ligne n'est pas dessinée et la question de la disparition de la ligne ne surgit simplement pas.
Le jour où une personne passe au-delà du mental, lorsque la conscience transcende le mental, elle éprouve cela comme un ciel et jusqu'ici aucune marques ou lignes n'ont jamais été tracées sur l'âme. Elle est éternellement pure, éternellement en état d'illumination, aucune pollution ne s'y est jamais déposée.
10/02/2008L'Énergie
Ou bien vous rendez votre énergie créatrice ou bien elle se gâtera rapidement et deviendra destructrice. L'énergie est une chose dangereuse ; si vous en avez, utilisez-la de façon créative, autrement, tôt ou tard vous constaterez qu'elle est devenue destructrice. Aussi, trouvez quelque chose, quelque chose que vous aimez et mettez-y votre énergie. La peinture si vous voulez ou la danse, le chant ou bien encore jouer d'un instrument... ce que vous voulez ; trouvez une activité dans laquelle vous vous absorbez totalement.
Si vous vous abandonnez en jouant de la guitare, très bien ! Dans ces moments où vous vous abandonnez, votre énergie sera libérée de façon créative. Si vous ne pouvez pas vous absorber dans la peinture, dans le chant, la danse, la guitare ou la flûte alors vous trouverez des moyens plus vils de vous abandonner ; la colère, la rage, l'agressivité. Ce sont des moyens vils de s'abandonner.
L'homme à la guirlande de doigts
Gautama le Bouddha a initié un meurtrier à sannyas et ce n'était pas un meurtrier ordinaire. Rudolf Hess n'est rien en comparaison. Son nom était Angulimal et Angulimal veut dire : l'homme qui porte une guirlande de doigts humains.
Il avait fait le vœu de tuer mille personnes et de prendre de chacune un doigt afin de pouvoir se souvenir du nombre de personnes qu'il avait tué et se faire une guirlande de tous ces doigts. Sa guirlande comptait neuf cent quatre-vingt-dix-neuf doigts, il n'en manquait qu'un. Et ce doigt manquait parce que sa route a été barrée ; personne ne passait plus sur ce chemin. Mais Gautama le Bouddha emprunta cette route. Le roi avait mis des gardes pour empêcher les gens de passer, en particulier les étrangers qui ignoraient qu'un homme dangereux vivait par delà les collines. Les gardes dirent à Gautama le Bouddha: "On ne doit pas emprunter cette route, c'est l'endroit où vit Angulimal et même le roi n'a pas assez de cran pour prendre cette route. Cet homme est tout simplement fou".
Sa mère avait l'habitude d'aller le voir, elle était la seule personne à le faire de temps à autre ; mais elle aussi a arrêté. La dernière fois qu'elle y alla il lui dit : "Il ne me manque qu'un seul doigt maintenant et c'est bien parce que tu es ma mère… je t'avertis que si tu viens une fois encore tu ne repartiras pas. Il me manque désespérément un doigt. Jusqu'à présent je ne t'ai pas tuée car il y avait d'autres gens disponibles, mais maintenant plus personne ne passe plus sur cette route que toi. Je t'avertis donc que si tu reviens, ce sera ta responsabilité, non la mienne".
A partir de ce moment sa mère ne vint plus.
Les gardes dirent à Bouddha : "Ne prenez pas inutilement ce risque".
Et savez-vous ce que Bouddha leur répondit ?
Bouddha leur dit : "Si je n'y vais pas, alors qui ira ? Il y a seulement deux possibilités : ou bien je le transformerai et je ne peux pas manquer ce défi, ou je lui fournirai un doigt pour que son désir soit accompli. De toute manière je mourrai un jour et donner ma tête à Angulimal aura au moins servi à quelque chose sinon je mourrai et vous me mettrez sur le bûcher funéraire. Je pense qu'il est préférable de satisfaire le désir de quelqu'un et de lui apporter la paix intérieure. Ou il me tuera ou je le tuerai, mais cette rencontre doit avoir lieu. Montez-moi le chemin".
Les gens qui avaient l'habitude de suivre Gautama le Bouddha, ses proches compagnons, ceux qui étaient toujours en compétition pour être près de lui, commencèrent à ralentir et il y eut bientôt des kilomètres entre Bouddha et ses disciples. Ils voulaient tous voir ce qui allait se passer mais ne voulaient pas trop s'approcher.
Angulimal, assis sur son rocher, observait et ne pouvait en croire ses yeux. Un très bel homme d'un immense charisme venait vers lui. Qui pouvait être cet homme ? Il n'avait jamais entendu parler de Gautama le Bouddha mais même le cœur endurci d'Angulimal commença à ressentir une certaine douceur envers cet homme. Il semblait si beau, venant vers lui. C'était le petit matin… une brise fraîche, le soleil montait, les oiseaux chantaient, les fleurs s'épanouissaient et Bouddha s'approchait.
Finalement, Angulimal, son épée nue à la main, cria : "Arrête-toi !"
Gautama le Bouddha était juste à quelques pas et Angulimal lui dit: "Ne fais pas un pas de plus car alors la responsabilité ne sera plus la mienne; peut-être ne sais-tu pas qui je suis !"

Bouddha lui dit : "Sais-tu qui tu es ?"
"Là n'est pas la question" dit Angulimal "ce n'est ni le lieu ni le moment de discuter de telles choses, ta vie est en danger !"
"Je pense différemment" dit Bouddha "c'est ta vie qui est en danger".
L'homme lui dit : "Je pensais que j'étais fou mais toi tu es complètement fou et tu continues à t'approcher ; ne dit pas alors que j'ai tué un innocent. Tu sembles si pur et si beau que je veux que tu t'en retournes, je trouverai quelqu'un d'autre. Je peux attendre, rien ne presse. Je suis arrivé à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, il ne s'agit que d'un de plus, mais ne m'obliges pas à te tuer".
Bouddha s'approcha très près, les mains d'Angulimal tremblaient. L'homme était si beau, si innocent, si sincère, il en était déjà tombé amoureux. Il avait tué tant de gens… il n'avait jamais ressenti cette faiblesse, il n'avait jamais su ce qu'était l'amour ; pour la première fois il était plein d'amour. Ainsi, il y avait une contradiction ; la main tenait l'épée, prête à tuer et son cœur disait : "Remets l'épée au fourreau".
Bouddha lui dit : "Je suis prêt, mais pourquoi ta main tremble t'elle ? Tu es un si grand guerrier, même les rois ont peur de toi et je ne suis qu'un pauvre mendiant. Mis à part le bol à mendier je ne possède rien. Tu peux me tuer et je me sentirais immensément satisfait qu'au moins ma mort ait satisfait le désir de quelqu'un ; ma vie a été utile, ma mort l'est aussi. Mais avant que tu ne me coupes la tête j'ai un petit désir et je pense que tu m'accorderas ce petit désir avant de me tuer".
Devant la mort, même l'ennemi le plus dur permet l'accomplissement de n'importe quel désir. Angulimal lui demanda : "Que veux-tu ?"
"Je veux simplement que tu coupes d'un arbre une branche d'arbre pleine de fleurs, je ne verrai plus jamais ces fleurs, je voudrais les voir de près, sentir leur parfum et voir leur beauté dans le soleil du matin, leur gloire".
Angulimal coupa alors, avec son épée, une branche pleine de fleurs ; avant qu'il ne puisse la donner à Bouddha, celui-ci dit : "C'était seulement la moitié du désir, l'autre moitié est : remet s'il te plaît la branche sur l'arbre".
Angulimal lui dit : "Dès le début j'ai pensé que tu étais fou, mais ça c'est le désir le plus fou. Comment puis-je remettre cette branche ?"
"Si tu ne peux pas créer" dit Bouddha "tu n'as aucun droit de détruire. Si tu ne veux pas donner la vie, tu n'as pas le droit de donner la mort à n'importe quel être vivant".
Un moment de silence et de transformation… l'épée tomba de ses mains et Angulimal tomba aux pieds de Gautama le Bouddha : "Je ne sais pas qui tu es, mais qui que tu sois, emmènes moi dans le même espace que celui dans lequel tu es, initie-moi".
Pendant ce temps les disciples de Bouddha s'étaient de plus en plus rapprochés et lorsqu'il tomba aux pieds de Bouddha, ils vinrent tout près. Quelqu'un souleva la question : "N'initie pas cet homme, c'est un assassin".
"Si je ne l'initie pas, qui l'initiera ? Et j'aime l'homme, j'aime son courage et je peux voir en lui un énorme potentiel ; un homme seul en lutte contre le monde entier. Je veux cette sorte de gens qui peuvent se dresser devant le monde entier. Jusqu'à aujourd'hui il se dressait contre le monde avec une épée, maintenant il le fera avec sa conscience qui est beaucoup plus aiguisée qu'une épée. Je vous ai dit qu'un meurtre allait avoir lieu mais l'on ne pouvait savoir qui allait être tué, moi ou Angulimal. Vous pouvez constater maintenant que c'est Angulimal et qui suis-je pour porter un jugement ?"
09/02/200821 Décembre 2012 : Fin du monde ou Instant ZEROIl paraît, d'après pas mal de textes dis sacré, de calendriers magiques ou de civilisations disparues, que notre fin aura lieu le vendredi 21 décembre 2012.
voici : "21 Decembre 2012 en Images & en Musiques avec ASHTAR Cest Le Debut D'un Temps Nouveaux La Terre est a L'annee "0" de L"ere du Verseau"
Sacré titre !
De tout cœur j'espère que nous aurons droit à quelque chose de moins kitch que ce qui est proposé !!! MDR
La ConcentrationLe mental est si rusé qu'il peut se cacher sous le déguisement de son contraire. Du plaisir il peut passer à l'ascétisme, du matérialisme il peut passer à la spiritualité, de la mondanité au détachement. Mais le mental est le mental et que vous soyez pour ou contre le monde vous restez prisonnier du mental.
Pour ou contre sont les deux faces du mental. Lorsque le mental disparaît, il disparaît dans une conscience sans choix. Lorsque vous arrêtez de choisir, lorsque vous n'êtes ni pour ni contre, c'est cela s'arrêter. Un choix vous fait pencher à gauche, un extrême, un autre choix vous fait pencher à droite, l'autre extrême.
Si vous ne choisissez pas vous êtes exactement au centre. C'est l'abandon, c'est le repos. Vous devenez sans choix, sans obsession, et dans cet état de non obsession, de conscience sans choix, émerge l'intelligence qui gisait profondément assoupie en votre être. Vous devenez une lumière pour vous-même.
La Concentration
Saraha, le fondateur du Tantra, était le fils d'un brahmane très cultivé qui résidait à la cour du roi Mapala. Le roi désirait donner sa fille en mariage à Saraha mais celui-ci voulait renoncer au monde et devenir un sannyasin.
Le roi essayait de le persuader - Saraha était si beau et si intelligent, c'était un si beau jeune homme. Mais il persista et la permission dû lui être accordée. Saraha devint un disciple de Sri Kirti.
La première chose que Sri Kirti lui dit fut : "Oublie tous les Védas (tous les enseignements), tout ton savoir et tous ces non-sens". C'était difficile mais il était prêt à faire ce qu'il fallait. Les années passèrent et petit à petit il oublia tout ce qu'il savait ; il devint un grand méditant.
Un jour alors qu'il méditait, il eut soudain la vision d'une femme, sur la place d'un marché, qui allait devenir son vrai maître. Il se rendit au marché et il vit cette femme. Une jeune femme si vivante, rayonnante de vie en train de tailler une flèche sans regarder ni à droite ni à gauche, totalement absorbée dans la fabrication de la flèche. Immédiatement il ressentit dans sa présence quelque chose d'extraordinaire, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti auparavant, quelque chose de si pur et venant de la source la plus vraie. Lorsque la flèche fut terminée, la femme fermant un œil, se mit en position de viser une cible imaginaire, et il se passa quelque chose, quelque chose comme une communion.
Saraha n'avait jamais ressenti cela auparavant. A cet instant, la signification spirituelle de ce qu'elle faisait lui apparut, ne regarder ni à gauche ni à droite, mais juste au milieu.
Pour la première fois il comprit ce que Bouddha veut dire par être au centre ; éviter les axes. Vous pouvez bouger de la gauche vers la droite, de la droite vers la gauche, mais alors vous êtes comme un balancier. Être centré veut dire que le balancier est fixé exactement là, ni à droite ni à gauche. Alors la pendule s'arrête, le monde s'arrête. Alors le temps disparaît… c'est l'état de non temps.
Il l'avait tant de fois entendu répéter par Sri Kirti, il l'avait lu, il y avait réfléchi, il l'avait médité, il avait argumenté avec les autres qu'être centré est l'attitude juste. Pour la première fois il le voyait en action ; la femme ne regardait ni à droite ni à gauche… elle regardait juste au milieu, focalisée sur le centre.
Le centre est le point où apparaît la transcendance, pensez-y, contemplez-le, observez-le dans la vie.
08/02/2008Rester Centré
Où que vous soyez, devenez plus centré, devenez plus alerte, vivez plus consciemment. Il n'y a nulle part où aller ; tout ce qui doit arriver doit arriver en vous-même et c'est déjà entre vos mains. Vous n'êtes pas une marionnette et vos ficelles ne sont dans les mains de personne. Vous êtes un individu complètement libre.
Si vous décidez de rester dans l'illusion, vous pouvez y rester durant de nombreuses et de nombreuses vies. Si vous décidez d'en sortir, une décision dans l'instant suffit. Vous pouvez vous libérer de toutes les illusions à cet instant même.
Le moine et la prostituée
Bouddha séjournait à Vaísali où vivait Amrapali. Amrapali était une prostituée. Au temps de Bouddha, en Inde, il était convenu que la plus belle femme d'une ville ne pouvait épouser personne car cela risquait de créer une jalousie inutile, un conflit ou même un combat. Aussi, la plus belle femme devait devenir nagarvadhu : la femme de toute la ville.
Ce n'était pas déshonorant du tout, au contraire, elles étaient très respectées. Ce n'étaient pas des prostituées ordinaires. Elles recevaient uniquement la visite des très riches ou des rois, des princes, des généraux ; les couches les plus hautes de la société.
Amrapali était très belle. Un jour qu'elle était debout sur sa terrasse elle vit un jeune moine bouddhiste. Elle n'était jamais tombée amoureuse de personne mais elle tomba soudainement amoureuse ; un homme jeune mais avec une extraordinaire présence, une vigilance, de la grâce… la façon dont il marchait… Elle se rua en bas et lui dit : "Dans trois jours la saison des pluies va commencer..." Les moines bouddhistes ne se déplacent pas pendant les quatre mois de la saison des pluies. "Je vous invite à passer les quatre mois dans ma maison". Le jeune moine répondit : "Je dois demander à mon maître, s'il me le permet je viendrai".
Le jeune moine alla vers Bouddha, lui toucha les pieds et lui raconta toute l'histoire. "Elle m'a demandé de rester quatre mois dans sa maison. Je lui ai dit que je demanderai à mon maître, aussi je suis là…. Je ferai ce que vous voudrez". Bouddha le regarda dans les yeux et dit : "Tu peux rester".
Ce fut un choc. Dix mille moines… Il y eut un grand silence mais aussi une grande colère et une grande jalousie. Après que le jeune homme fut parti pour habiter chez Amrapali, chaque jour les moines, commencèrent à rapporter des commérages ; "Toute la ville est en émoi, il n'y a qu'un sujet de conversation ; un moine bouddhiste habite avec Amrapali".
Mais Bouddha leur dit : "Vous devriez vous taire, j'ai confiance en mon moine. J'ai regardé dans ses yeux, il n'y avait aucun désir. Si j'avais dit non il n'aurait rien ressenti. J'ai dit oui… et il est simplement allé. J'ai confiance dans sa vigilance et dans sa méditation. Pourquoi êtes-vous si agités et inquiets ?" Au bout de quatre mois le jeune homme revint et toucha les pieds de Bouddha. Derrière lui il y avait Amrapali, vêtue comme une nonne bouddhiste. Elle toucha les pieds de Bouddha et dit : "J'ai tout essayé pour séduire votre moine, mais c'est lui qui m'a séduite. Il m'a convaincu par sa présence et sa vigilance que la vie réelle est à vos pieds".
Bouddha dit alors à l'assemblée : "Êtes-vous maintenant satisfaits ou pas ?" Si la méditation est profonde, si la conscience est claire rien ne peut la troubler. Et Amrapali devint l'une des femmes illuminées parmi les disciples de Bouddha.
07/02/2008Le RenouveauLa prochaine fois que vous serez en colère allez courir sept fois autour de la maison, asseyez-vous ensuite sous un arbre et regardez ce qu'il est advenu de la colère. Vous ne l'avez ni réprimée, ni refoulée, ni projetée sur autrui...
La colère n'est qu'un vomissement mental, il n'est aucun besoin de la déverser sur quelqu'un. Courrez ou frappez un oreiller jusqu'à ce que vos mains et votre mâchoire se détendent.
Durant le processus de transformation vous ne contrôlez rien, vous devenez seulement plus lucide. La colère est un événement ; c'est un très beau phénomène, elle est comme les décharges électriques dans les nuages.
Nouveau groupe :
En Vie
Vivre en harmonie,
dans l'instant présent,
s'ouvrir,
ouvrir son Cœur à soi
comme à son entourage.
Est-ce possible ?
C'est vivre autrement ; sans doctrine, savoir ou philosophie.
Lâcher prise.
Tout simplement Être...
en étant toujours soi :-)
Rejoignez : En Vie
06/02/2008Démocratie en France, retour case départ...
Vous souvenez-vous de ce discours à propos de la nécessité de solliciter l'avis du peuple, à l'époque ministre de l'économie des finances et de l'industrie ?
Et puis il y a eu le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen où le peuple français le 29 mai 2005 à majoritairement voté NON.
Suite à ce choix du peuple souverain, Jacques Delors ne put que lâcher lors d'une interview télévisée qu'il restait un plan B.
Et voilà le traité de Lisbonne ! Vite signé !
Et voilà qu'hier, à Versailles, l'assemblée constituante, composée du Sénat et de nos chers et tendres députés fraîchement élus et autogratifiés d'une augmentation d'indemnités, acceptent la modification dans notre constitution...
Voilà ! C'est Officiel !
Citoyens français, nos élus viennent de valider la perte de nos droits souverains.
La république n'est plus, la démocratie vient de disparaître.
Comment croire encore en la valeur d’une élection, en la notion de « devoir » de l’électeur quand le pouvoir montre à ce point combien il méprise nos décisions et agit à l’inverse de notre volonté ? Il faut avoir une sacrée foi, une foi de charbonnier pour croire encore en l’utilité d’un quelconque vote
Vous pouvez dès à présent jeter au feu votre carte d'électeur, puisque vos décisions ne sont plus respectés...
Personnellement j'attendrai d'arriver aux urnes pour la déchirer devant témoins, lors du 1er tour des municipales afin de marquer mon dégoût.
Matt Déru
Ce qui ne Meurt JamaisLa mère éplorée et le grain de sènevé
Ressentez en vous ce qui ne change pas quoi qu'il arrive autour de vous. Lorsque quelqu'un vous insulte concentrez votre attention sur la partie de vous qui l'écoute, sans rien faire, sans réagir, simplement écouter. Il vous insulte et ensuite quelqu'un d'autre vous loue ; écoutez simplement.
Insulte, louange, honneur, déshonneur, ne faites qu'écouter. Votre périphérie sera troublée, regardez aussi cela, n'essayez pas de le changer. Regardez-le, demeurez au plus profond de votre centre et regardez à partir de ce point. Vous aurez un détachement qui n'est pas forcé, qui est spontané, naturel et une fois que vous aurez cette sensation de détachement naturel, rien ne pourra vous déranger.
moutarde des champs
Le mari d'une femme mourut. Elle était jeune et n'avait qu'un seul enfant. Elle voulait réaliser sati, se jeter dans le bûcher funèbre de son mari, mais ce petit enfant l'en empêcha. Elle devait vive pour ce petit enfant.
Mais le petit enfant mourut, c'était trop. Elle errait comme folle, demandant aux gens : "existe t'il un médecin qui pourrait rendre la vie à mon enfant ? Je ne vivais que pour lui et maintenant toute ma vie est sans intérêt".
Il arriva que Bouddha vint dans cette ville, aussi les gens lui dirent: "Présente l'enfant à Bouddha. Dis-lui que tu ne vivais que pour cet enfant et qu'il est mort et demande-lui : "Vous êtes un être éclairé si extraordinaire, rappelez-le à la vie ! Ayez pitié de moi".
Elle alla donc voir Bouddha, mit le cadavre de l'enfant à ses pieds et lui dit : "Rappelez le à la vie. Vous connaissez tous les secrets de la vie, vous êtes parvenu au suprême sommet de l'existence. Ne pouvez-vous pas faire un petit miracle pour une pauvre femme ?"
"Je le ferai" répondit Bouddha "mais il y a une condition".
"J'accomplirai n'importe quelle condition" dit-elle.
Bouddha lui dit : "Voilà la condition ; va partout dans la ville et récolte quelques grains de sènevé dans une maison où jamais personne n'est mort".
La femme ne comprit pas la stratégie ; elle alla dans une maison et on lui dit : "Quelques grains de sènevé ? Nous pouvons t'en apporter plusieurs charrettes pleines si Bouddha peut rendre la vie à ton fils, mais nous avons vu tant de morts dans notre famille..." C'était un petit village et elle visita toutes les maisons. Chacun était prêt : "Combien de graines voulez-vous ?" Mais la condition était impossible à remplir car ils avaient vu tant de morts dans leurs familles...
Le soir elle comprit que quiconque est né doit mourir et qu'alors pourquoi remmener l'enfant à la vie ? Il mourrait de nouveau. Mieux vaut rechercher l'éternel, ce qui n'est pas né et ne meurt jamais ?
Elle revint les mains vides. Bouddha lui demanda : "Où sont les grains de sénevé ?"
Elle rit. Le matin elle était venue en pleurs, maintenant elle riait et elle lui dit : "Vous m'avez joué un tour ; celui qui est né doit mourir, il n'y a aucune famille dans le monde entier où personne ne soit mort. Aussi, je ne veux plus que mon fils soit ramené à la vie. A quoi bon ? Oubliez l'enfant. Initiez-moi dans l'art de la méditation pour que je puisse entrer dans l'espace d'immortalité, où la naissance et la mort n'ont jamais existées".
Supprimer les racines du problème, voilà ce que l'on appelle un miracle authentique.05/02/2008Le Désir
Le bol à prière magique
Lorsque vous désirez quelque chose, votre joie dépend de cette chose. Si elle vous est refusée, vous êtes malheureux, si vous l'obtenez, vous êtes heureux. Mais seulement sur le moment ! Cela doit également être bien compris. Chaque fois que votre désir est satisfait, il ne l'est que pendant l'instant où vous ressentez de la joie. C'est passager, car dès que vous l'avez obtenu, à nouveau le mental désire davantage, désire autre chose.
Le mental existe grâce au désir ; c'est pourquoi il ne vous laisse jamais sans désir. Si vous êtes sans désir le mental meurt immédiatement. C'est tout le secret de la méditation.
De bon matin un mendiant frappa à la porte d'un empereur. L'empereur sortait justement pour une promenade matinale dans son beau jardin ; autrement il eut été difficile au mendiant d'obtenir une entrevue, mais il n'y avait personne pour l'en empêcher.
L'empereur lui dit: "Que veux-tu ?"
"Avant de poser cette question, réfléchis-y à deux fois" répondit le mendiant.
L'empereur n'avait jamais vu un tel homme, semblable à un lion. Il avait fait la guerre, il avait gagné des batailles, avait prouvé que personne n'était plus puissant que lui et soudain ce mendiant lui disait: "Réfléchis à deux fois à ce que tu vas dire car tu risques de ne pas pouvoir exaucer mon vœu !"
Le roi lui répondit: "Ne t'en occupes pas, cela me concerne; demandes ce que tu veux et tu l'obtiendras".
Le mendiant lui dit: "Vois-tu mon bol, je voudrais qu'il soit plein ! Peu importe avec quoi, la seule condition est qu'il soit rempli. Il doit être plein. Tu peux encore refuser, mais si tu acceptes, tu prends un risque".
L'empereur éclata de rire, un simple bol de mendiant... et on lui conseillait de se méfier ? Il ordonna à son premier ministre de remplir de diamants le bol du mendiant, ainsi celui-ci saurait à qui il avait demandé.
"Réfléchis-y à deux fois" dit à nouveau le mendiant et rapidement il apparut qu'il avait raison car dès que les diamants remplirent le bol, ils disparurent tout simplement !
La rumeur se répandit comme un incendie à travers la capitale et des milliers de personnes se rassemblèrent. Lorsqu'il n'y eut plus de pierres précieuses le roi dit: "Apportez tout l'or et tout l'argent, tout ! Tout mon royaume, tout mon prestige sont en jeu". Mais le soir, tout avait disparu et il restait seulement deux mendiants, dont l'un avait été empereur.
"Avant de te demander pardon de ne pas avoir tenu compte de ta mise en garde, je te prie, dis-moi le secret de ce bol".
"Il n'y a pas de secret" répondit le mendiant "je l'ai poli et lui ai donné l'apparence d'un bol mais c'est un crâne humain. Tout ce dont vous le remplissez, disparaît".
Cette histoire est pleine de signification. Avez-vous jamais réfléchi à votre propre bol de mendiant ? Tout disparaît; pouvoir, prestige, respectabilité, richesse, tout disparaît et votre bol de mendiant veut toujours avaler plus et ce toujours plus vous éloigne de "ceci". Le désir, l'envie d'autre chose vous éloignent du moment présent.
Il y a seulement deux sortes de gens sur terre: la plupart courent après des ombres ; leur bol de mendiant les accompagnera jusque dans la tombe. Une très faible minorité, un sur un million, arrête de courir, laisse tomber les désirs, ne recherche plus rien et soudain découvre tout à l'intérieur de lui-même.
Pour réponse à de multiples attaques directements personnelles
# La délation est un acte inacceptable, très souvent commis à l'encontre des plus faibles, de quelque minorité qu'ils soient.
# La dénonciation, quant à elle, est un acte civique d'alerte contre les abus et malversations des élites et de tous ceux qui pensent être au-dessus des lois ou qui ont suffisement bien détournés ces lois, quand ils ne les font pas tout bonnement disparaître à des fins personnelles ou mercantiles.
En France, à l'opposé des pays anglo-saxons, (exclusivement en France) le mot "dénonciation" a été mélangé dans son sens avec le mot délation, au plus grand profit des escrocs et autre crapules de tous poiles, qui ont réussi à faire passer une sorte d'interdit moral sur la dénonciation civique, et ceci, à leurs plus grand profit, bien sûr !
Afin de parfaire l'ensemble, ces même escrocs et autre crapules de tous poiles ont réussi à suffisement bien conditionner la population dans sa masse, en la retournant contre toute minorité ne vivant pas ou ne pensant pas selon une éthique puritaine totalement inventée et règlementée par un soit-disant ordre établi et totalement médiatisée, faisant jeu une pseudo transparence.
A notre époque, l'apparence, l'élitisme, le communautarisme, la consommation sans limite, l'appauvrissement intellectuel semblent mainte fois mieux valoir que la liberté, le choix de vie, la tolérance, l'égalité, la justesse, la justice... et du plus profond de mon cœur j'en souffre.
Partout et en masse, je ne vois, n'entend, ne lis que les même mensonges...
la forme la plus basique de conditionnement mentale est la répétition...
la forme la plus basique de conditionnement mentale est la répétition.
la forme la plus basique de conditionnement mentale est la répétition !
Les articles proposés dans ce blog, dont souvent je ne suis que l'humble rapporteur, n'ont pour seul but que de permettre quelques stimuli de réflexion, d'interrogation, de réaction posée et non pas d'agression vulgaire, d'attaque directe envers quiconque, en son plus ou moins confortable orgueil.
Soit ! ces articles peuvent paraître parfois mal tournés, mal écris ou mal repris. Mais tant qu'il nous reste encore une once de dialogue, d'échange, de partage, ne devons-nous pas tenter d'envisager nous regarder face à notre conscience ? droit dans les yeux ? avec le plus de sincérité possible ? d'être constructifs ? ensembles ?
MattDéru
L’« arche de Noé végétale » en Arctiquearticle publié le 26 décembre 2007 sur : http://www.altermonde-sans-frontiere.com
Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose que nous ignorons
par F. William Engdahl, le 4 décembre 2007
La paresse est une chose dont ne peut être accusé le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Programmant déjà à 14 ans, il fondait Microsoft à 20 ans alors qu’il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l’enregistrait comme l’homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les systèmes informatiques pour ordinateurs personnels.
En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation penseraient se retirer sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente, » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l’obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde afin de maintenir son statut d’organisation caritative exemptée d’impôt. En 2006, le cadeau d’environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway d’un ami et associé en affaires, le super-investisseur Warren Buffett, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).
Alors, quand Bill Gates décide d’investir quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné dans un projet par l’intermédiaire de la Fondation Gates, ça vaut la peine de jeter un coup d’œil.
Nul projet n’est pour le moment plus intéressant que cette curieuse entreprise dans l’un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l’Océan Arctique, à quelque 1.100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un traité international (voir la carte).

Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, entre autres, dans ce qui est appelé doomsday seed bank [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l’île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l’archipel de Svalbard.
La chambre forte pour semences est en cours de construction à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c’est presque prêt pour le « business. » La chambre forte aura des portes doubles à l’épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs en béton armé d’un mètre d’épaisseur. Elle contiendra jusqu’à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l’avenir, » selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour empêcher l’humidité. Il n’y aura pas de personnel à temps plein, mais l’inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.
Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l’avenir. » Quel avenir, prévu par les sponsors de l’arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l’abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?
Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, il vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen. Quand nous le faisons, nous trouvons des choses fascinantes.
Le premier point remarquable est qui parraine l’arche de Noé végétale. Ceux qui s’unissent aux Norvégiens sont, comme noté, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l’agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l’un des plus grands propriétaires de brevets d’organismes génétiquement modifiés (OGM), de semences de plantes et de produits apparentés de l’agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l’agrochimie ; la Fondation Rockef |
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