19/06/2008FIN DE BLOG...Salut tout le monde !
Merci à tous mes lecteurs, fans etc !!!!
Je vais devoir abandonner internet pour un long moment...
En effet, mon ordinateur a fini par arrêter de fonctionner... et vue son grand âge et mon incapacité à en fabriquer un nouveau, je vais devoir laisser la place sur la toile...
A très bientôt quand même !
LOVE !
Matt.
au cas où : Matt au 05 87 97 70 62 ou 05 55 51 07 30 ou 00673 661 669
13/06/2008DANGER POUR LA SANTÉImportant ce n'est pas un canular....
Pour ceux qui ont le tort de ne pas lire le Canard Enchainé,
une des dernières sources d'info fiables dans ce pays.....
Bonne lecture et n’oubliez pas de transmettre à vos connaissances
Rappelons brièvement les faits :
- La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne.

- Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d’autres multinationales de l’agroalimentaire.
- Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d’huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
- Même s’il n’est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.
- Que croyez-vous qu’il arriva ? Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde.
- Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
- Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait environ 100 grammes de saloperie par habitant
à faire ingurgiter !
- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d’interdire l’utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.
Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l’huile de moteur !
C’est le Canard Enchainé qui a révélé l’affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s’en fout.
La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois.
Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l ’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l’envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l’info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire :
“Il a été décidé hier en réunion de crise à l’ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé.

Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchainé et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.”
“Par rapport à l’article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n’apporte pas d’éléments clés supplémentaires et n’est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu’une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l’huile de tournesol, ce qui n’était pas le cas la semaine dernière mais que l’on craignait”
Ces gens là sont capables d’importer n’importe quelle denrée alimentaire de l’autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l’argent. Ils n’ont plus la moindre emprise sur la “traçabilité” des produits qu’ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n’importe quelle autre merde. Et qu’ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.
D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français.
Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies sur emballées dans d’affriolants plastiques aux couleurs vives.
Il faut lutter contre ces pratiques ! Ils faut lutter contre ces salopards !
Comme on l’a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s’ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu’ils sont capables pour cela d’empoisonner leurs clients sans remords.
Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous camarades lecteurs, relayez l’information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c’est de ça dont ils ont la trouille !
Les marques concernées, à boycotter d’urgence et durablement, sont les suivantes :
Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l’origine du problème et toutes les marques du groupe :
Fruit d’or
Epi d’or
Frial
Isio 4
Oli
Carapelli
Saupiquet
Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple :
http://www.unilever.fr/ourbrands/foods/default.asp
Amora
Planta Fin
Maille
Knorr
Magnum
Miko
….
Les produits les plus susceptibles de contenir de l’huile empoisonnée sont les suivants :
Mayonnaise
Tarama
Sauce Béarnaise
Chips
Vinaigrette allégée
Surimi
Céleri Rémoulade
Soupe de poisson en conserve
Poisson pané
Paupiettes de veau
Thon et sardines à l’huile
Pates à tartiner chocolatées
Gaufrettes à la confiture
Barres céréalières et sucrées pour les enfants
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Merci d’avance, et faites tourner !11/06/2008... on se réveille ou bien ?
10/06/2008Croître, croire, obéir...Croître, croire, obéir...
La logique de croissance à l’échelle macro-économique, engendre un système de croyances, lui permettant d’imposer des conduites sociales adéquates à ses finalités. Face à cela, quelles sont le ressources de la désobéissance civile, et dans quels cas doit-elle s’exercer ? Quatre exemples de fronts de lutte actuels, ou à venir…
Les grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui : réchauffement climatique, épuisement des ressources énergétiques, destruction de la biodiversité, inégalités Nord-Sud, misère et exclusion au Nord, consumérisme insensé, privatisation du vivant et des biens communs, risques technologiques, etc…, peuvent tous être reliés plus ou moins directement aux conséquences de la logique de la croissance.
La croissance, si elle est une logique macro-économique qui ordonne l’ensemble des échanges humains dans nos sociétés, est tout autant un paradigme, une foi qui oriente ceux-ci et leur assigne un but. Elle repose sur un système de croyances (dans la consommation comme moyen de l’accomplissement humain, dans la valeur en soi du travail, dans le caractère salvateur de la technique) qui lui donne toute sa force en tant que logique économique.
Mais à son tour, ce système de croyances vient reposer lui aussi sur des mécanismes très concrets qui lui donnent toute son emprise mentale, psychologique, sociale : un ensemble de conduites quotidiennes inconscientes.
A travers les quatre exemples des OGM, de la publicité, de la carte biométrique, et du travail, on verra concrètement comment se déploie cette articulation croissance-croyance-obéissance, et en quoi la désobéissance civile peut être un moyen privilégié, parmi d’autres, de venir briser cette logique en nous amenant à "décroire" dans les valeurs qui la fondent, et ainsi à décroître.
Les OGM
A l’origine de l’irruption des OGM dans les champs du monde entier, et dans un nombre important de produits alimentaires, il y a tout simplement une volonté de croissance économique durable, de la part de firmes agrosemencières, qui ont breveté les OGM et tirent un profit financier direct de leur commercialisation. C’est là, on peut le dire, le motif premier qui a induit la diffusion de cette trouvaille technique dans le circuit agricole ou expérimental.
Or cette volonté de croissance de ces firmes, n’apparaît pas suffisante pour légitimer les risques potentiels encourus par une telle technique. C’est pourquoi elle s’entoure d’un discours idéologique qui vient la masquer, et en justifier l’usage : les OGM nous sont alors présentés comme un instrument inespéré pour résoudre le problème de la faim dans le monde, grâce à leur résistance. Nul besoin donc d’aller chercher du côté du politique, du partage des richesses, pour combattre la pauvreté : les OGM nous apportent une solution technique qui permet de ne rien remettre en cause de nos rapports de domination actuels et de notre niveau de vie. La foi dans les OGM rentre dans le complexe plus large de la croyance dans la technique salvatrice.
En plus d’en finir avec les famines qui touchent les pays pauvres, les OGM sont présentés comme porteurs de potentialités inespérées au niveau médical, pour résoudre des maladies incurables jusqu’ici. Rien n’est par contre dit sur les risques non pas potentiels mais immédiats qu’ils font encourir à la biodiversité et à notre santé.
L’objectif initial de croissance, se double donc ici d’ un ensemble organisé de croyances qui viennent la fonder et lui donner sa légitimité. Ces croyances, à leur tour, se basent sur une intense propagande ( revêtue d’une autorité scientifique ), ainsi que sur la politique du fait accompli : les OGM sont déjà présents quotidiennement dans notre nourriture, et sont cultivés en plein champs, il est trop tard pour s’y opposer, il ne reste plus qu’à s’y résoudre. « Vous ne pouvez rien y changer, vous êtes totalement impuissants face à ce développement « naturel » des OGM, il ne vous reste plus qu’à y croire, pour justifier votre acceptation, pour vous persuader que cela répond à votre volonté démocratique souveraine ».
Une première porte d’entrée pour contester la légitimité des OGM, est d’interroger directement cette logique mécanique de croissance économique, qui gouverne ces firmes, l’ensemble de l’économie, et jusqu’à la quasi-totalité des décisions politiques. Et de mettre en avant l’absence de sens et la dangerosité d’une société qui ne raisonne qu’en termes de relance d’un processus mécanique, et qui subordonne tout à l’économie.
Il est également possible de partir de la dénonciation de l’ensemble des mensonges et des mythes qui constituent l’appui idéologique nécessaire à cette imposition des OGM, et donc faire un travail de sensibilisation sur leurs risques, sur les vraies motivations de ces essais, sur le mythe scientiste et le messianisme technologique qui en constituent le socle, …
On peut aussi, comme le font les membres du Collectif des faucheurs volontaires, briser la soumission général qui entoure leur mise en oeuvre, et passer à l’action en désobéissant à cet état de fait imposé, en venant faucher les plants d’OGM. La désobéissance civile vient briser la torpeur, le consensus mou, la soumission généralisée qui entourent ces essais, et qui s’enracinent dans un sentiment d’impuissance. Elle permet par là même de r elancer le débat sur les risques potentiels liés à ces technologies, sur la part réelle d’utilité sociale et celle de profit pour les entreprises qui les promeuvent. Finalement elle amène par là à réinterroger un processus global où c’est l’économie qui guide les décisions au détriment de l’intérêt collectif, où c’est la croissance de firmes privées qui constitue le seul impératif s’imposant à l’ensemble des autres considérations d’ordre sanitaires, sociales, écologiques, politiques, éthiques.
La désobéissance civile permet ainsi d’ouvrir une brèche qui, du comportement d’acceptation généralisée, remonte au système de croyances et finalement à la logique de croissance qui ont permis ensemble l’implantation des OGM.
La publicité
Le motif principal de la pub, que nul ne remet en cause, c’est la recherche de croissance économique de la part du secteur privé, qui cherche à augmenter ses ventes en augmentant la consommation des produits ou services qu’il propose, pour en générer des profits. Les acteurs politiques, eux aussi, sont intéressés dans cette logique publicitaire, de par leur incessante recherche de relance de l’emploi, relance qui conditionne leur succès à court terme et donc leur carrière. Dans une perspective globale de croissance, la publicité est donc doublement utile puisqu’elle est facteur de vente pour les
acteurs privés, et facteur d’emploi pour les acteurs publics. A la jonction entre les deux, elle est facteur de consommation, puisqu’elle constitue par essence un mécanisme de relance du désir de consommer.
Là encore, ce mécanisme de croissance repose sur un système de croyance : le but de la pub est de « faire croire ». Elle a pour mission la création de fantasmes, la fabrication et surtout le formatage des désirs. La publicité a pour vocation, audelà de la seule promotion de l’objet singulier qu’elle vante, de donner à la croissance économique un socle psychologique profondément enraciné en l’homme, un ressort d’autant plus inépuisable qu’il est intériorisé par le plus grand nombre : elle doit donner le sentiment que le bonheur, le bien-être, l’accomplissement personnel et social résident dans la possession d’objets formatés. La pub est une machine à désirer, qui veut nous faire croire au paradis consumériste.
Cette croyance en l’accomplissement consumériste, se fonde sur un matraquage intensif, qui nous fait passer pour naturelle cette omniprésence des messages publicitaires dans notre vie quotidienne, jusque dans nos espaces d’intimité les plus préservés. C’est encore une fois la politique du fait accompli qui est le ressort de cette acceptation passive. Mais bien plus que cela : il y a une intériorisation de cet imaginaire publicitaire et du désir d’objets, perçus comme réponses
aux besoins humains et au sentiment de manque.
Ces messages font appel non à la raison mais aux structures les plus profondes et les moins conscientes de notre nature désirante, de nos archétypes, de notre émotivité. Leur répétition depuis le plus jeune âge créé un monde, dans lequel les objets ou services promus par ces marques apparaissent comme un élément central, essentiel ; un monde dans lequel même nos besoins sont réévalués et reformulés en fonction de ces réponses qui sont apportées par le marché. Et ce monde est d’autant plus « notre » monde, ancré dans les structures profondes de notre « moi », qu’il nous est matraqué incessamment depuis notre plus petite enfance, et que ses structures s’intègrent donc dans la construction de notre personnalité, de nos désirs, de la perception de nos besoins, etc…
Face à cela, il est, encore une fois, possible de partir d’une critique global de la logique de croissance et du primat de l’économique ; il est également possible d’attaquer les illusions sur lesquelles repose l’enchantement publicitaire.
Une troisième piste consiste, là aussi, à opérer une rupture dans la conduite d’acceptation généralisé, en posant des gestes de refus délibéré. Par exemple en allant barbouiller les affiches de slogans qui amènent à réfléchir, ou qui détournent le message initial. Ces actes illégaux peuvent venir secouer le consensus mou, et interroger une réalité qui n’était plus guère questionnée, car banalisée. L’omniprésence de ces panneaux dans ma vie quotidienne est-elle si utile ?
si légitime ? si agréable ? Les slogans que je lis sur les affiches détournées ( « obéis : consomme ! » ) m’interrogent : la pub n’et-elle pas une aliénation ? ai-je le choix de ne pas la lire ? est-ce que ce matraquage me respecte ? Est-ce que je suis pris pour un adulte ou pour un enfant ? Chercherait-on à me manipuler ?
Ces actes de désobéissance civile accomplis par des « déboulonneurs » volontaires, ont une action profondément libératrice sur tous ceux qui ressentent un malaise face à cette propagande continuelle ; ils peuvent les amener à sortir de leur sentiment impuissance et de la soumission qui les retenaient jusqu’ici de protester et d’agir. Ils permettent en outre de relancer le débat sur la place de la pub dans l’espace publique, sur sa fonction de manipulation des désirs et de l’imaginaire. Ils interrogent chacun sur sa réduction au rôle de consommateur, en mettant en lumière la logique absurde et aliénante de la croissance, qui nous transforme en travailleurs-consommateurs serviles.
Il serait inutile d’espérer porter de tels débats sur le devant de la scène médiatique sans de tels actes de rupture qui viennent capter l’attention de tous, justice y compris. De tels actes de désobéissance seront d’autant plus interpellants et convaincants qu’ils auront été accomplis à visage découvert par des citoyens qui assument les conséquences de leurs
actes, et mettent ainsi leur liberté et leur confort en jeu pour une cause qu’ils estiment être d’intérêt collectif.
La carte d’identité biométrique
Dans le cadre d’un projet appelé INES (Identité Nationale Electronique Sécurisée) le comité interministériel du 11 Avril 2005 a confirmé la mise en place dès 2007 en France de cartes d’identité biométriques, cartes qui seront rendues obligatoires au bout de quelques années. Ces cartes électroniques d’identité à éléments biométriques comporteront, sous forme numérisée (grâce à une puce), des éléments d’identification biométriques personnels (empreintes digitales et photographie numérisée, dans un premier temps ).
Outre sa fonction d’identification sécuritaire, cette carte aura aussi fonction de signature électronique lui permettant de remplir, pêle-mêle, des fonctions de carte bancaire, d’accès à des prestations administratives par internet, de transactions commerciales. De nombreuses autres donnée personnelles pourront y être inclues, permettant de regrouper diverses fonctionnalités destinées officiellement à nous simplifier la vie. Le projet INES est une initiative du gouvernement français, qui dispose d’une entière liberté vis à vis de l’Union Européenne concernant les cartes d’identité.
L’historien Gérard Noiriel nous rappelle que les procédés d’identification anthropométriques ont vu le jour à la fin du XIX° siècle sous l’impulsion d' Alphonse Bertillon, pour maximiser l’efficacité des processus d’identification des criminels, dans le cadre de la police judiciaire. En 1935, dans un contexte de « développement de la xénophobie », le Ministère de l’Intérieur informe le Quai d’Orsai, alors réticent, de « l’extension des techniques d’identification anthropométriques à l’ensemble de la population étrangère ». A partir de ce moment là, « le procédé dactyloscopique [ empreintes digitales ], jusque là réservé aux criminels ou aux « suspects du point de vue national » est progressivement étendu à l’ensemble des réfugiés. »
Il aurait été dommage d’en rester là : ces procédés doivent donc être étendus à chaque citoyen français, qui devient un suspect en puissance, et dont les éléments d’identification doivent être conservés dans un fichier central. Innovation notable : la consultation des données d’identité contenues dans la puce par les agents de contrôle, se fera sans contact : la porte est ainsi grande ouverte au contrôle effectué à l’insu du porteur de la carte. Dans tous les cas, la généralisation de cette carte participe avant tout d’une criminalisation de la population, du renforcement et de la multiplication des
contrôles d’identité.
Mais quel rapport entre ce projet ultra-sécuritaire et la logique de croissance économique ? Tout simplement du fait que ce projet du gouvernement s’inspire très directement d’un texte de recommandations rédigé en juillet 2004 par les industries électroniques et numériques françaises, sous le titre de « livre bleu », détaillant les « grands programmes structurants » pour la relance de la croissance de ces dites industries. Ce document se veut donc la contribution de l’ensemble de la filière ( grands groupes, fournisseurs de composants, sous-traitants, distributeurs, …) à la réflexion sur les moyens de la sortir de la menace qui pèse actuellement sur son développement, et de contribuer ainsi par le lancement de « grands programmes » dans des « domaines d’excellence », à «faire de l’Europe l’économie la plus compétitive (…) au monde » dans ce domaine.
Dans son projet INES, le gouvernement reprend parfois mot pour mot la rhétorique utilisée par ces industries. Ce livre bleu comprend un chapitre intitulé « acceptation par la population », qui détaille les méthodes qui devront être utilisées par le gouvernement pour faire accepter la biométrie, qui est « très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte à la liberté individuelle ». Il faut donc « faire accepter par la population les technologies utilisées », entre autres par « un effort de convivialité » et par « l’apport de fonctionnalités attrayantes » : « éducation dès l’école maternelle,
les enfants utilisent ces technologies pour entrer dans l ‘école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants » ; « introduction dans les biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture » ; « développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès internet,… ».
On voit bien comment l’imposition d’un comportement sécuritaire a dans ce cas pour origine la volonté de croissance des industries de l’électronique et du numérique. Celle-ci rejoint sans doute opportunément l es désirs de l’État et des gouvernements actuels, qui cherchent ouvertement des moyens de contrôle voire de « nettoyage » de la population. Ce contrôle nécessite un processus d’acceptation par la population, et donc de persuasion musclée, qui passe pour l’instant par l’apport de « fonctionnalités attrayantes », mais qui pourrait demain utiliser des voies plus directes si une partie de la population venait à ne pas accepter cette carte biométrique.
Et précisément, face à un tel projet sécuritaire qui nous projette tout droit au coeur d’un roman de George Orwell[quel est le titre de ce roman SVP ?], il sera sans aucun doute nécessaire, pour toute personne encore un tant soit peu attachée aux valeurs de démocratie et de liberté, de refuser cette carte. Un premier pas, important, est fait, avec le lancement par quelques organisations4 d’une pétition « exigeant le retrait total et immédiat du projet INES ».
Il nous faut tout faire pour soutenir cette initiative et empêcher que ce projet alarmant soit mis en route. Faute de quoi, il sera nécessaire de refuser massivement cette carte et donc de faire acte de désobéissance civile. Il faut s’y préparer dès aujourd’hui, au cas où ce projet ne serait pas retiré. Nul besoin d’être révolutionnaire pour constater que ce projet est totalement inacceptable dans un régime démocratique. Dans l’hypothèse d’une désobéissance ouverte à cette carte, l’intérêt serait dans le même temps de contraindre le gouvernement à retirer ce projet, par la force de la non-coopération collective, et d’ouvrir le débat public, d’interroger ce désir de sécurité, et de mettre à nu la logique de croissance qui est à l’origine de ce projet.
Le travail
Pour Majid Rahnema, le ressort et la justification du travail dans nos sociétés est « le principe de l’expansion de la production, seul garant de la croissance durable de l’économie. » [ = la croissance ]. Pour cela, la société a tout intérêt à « éduquer [ l’homme ] pour en faire un sujet de désir et de besoins, et pour qu’il intériorise les nouvelles valeurs » [ = la croyance ]. Cela, afin que finalement « il consente, de son plein gré, à mettre son travail au service de cette société de consommation » [ = l’obéissance ]. La trilogie croissance, croyance, obéissance, trouve ici son apothéose. Rahnema le résume clairement lorsqu’il explique que le but de l’économie est de faire des pauvres non encore intégrés dans sa logique
d’accroissement « des éléments dociles, productifs et avides ».
C’est bien l’avidité qui sous-tend le travail quotidien dans nos sociétés : le désir d’objets nouveaux, plus sûrs, plus confortables. La reconnaissance sociale passe dans notre société de consommation, par la possession de ces dits objets qui nous ont été désignés comme désirables par la publicité. Cette avidité nous est présentée comme socialement utile, puisqu’elle vient nourrir la consommation et donc la production, dont l’accroissement perpétuel est censé donner à chacun un emploi et amener le bien-être et la richesse pour tous.
C’est bien sûr un mensonge. L’équilibre d’une société réside dans la qualité de son lien social, dans la coopération qui existe entre ses membres, dans la limitation des inégalités en son sein, et donc dans sa sobriété et dans l’auto-limitation des richesse en son sein. Une société équilibrée et saine ne peut pas reposer sur la frénésie du « toujours plus », qui induit inégalités et déséquilibres croissants. Ni sur la logique du mimétisme d’appropriation, qui engendre violence et
compétition.
« Si l’on parle de justice aujourd’hui, estime Wolfgang Sachs, il ne faut pas se tourner vers les pauvres, il faut braquer la lumière sur les riches ». Et interroger le sur-développement économique et technologique destructeur et insensé qui caractérise nos sociétés.
De même pour l’emploi : lorsqu’on parle de précarité, d’exclusion et d’injustices dans nos sociétés, il nous faut apprendre à ne pas nous tourner vers les chômeurs, mais à braquer au contraire la lumière sur les travailleurs. Sur le travailleur présent en chacun de nous, qui est prêt à se sacrifier toujours plus pour augmenter son niveau de revenu, pour accéder à un confort matériel supérieur, pour assouvir ses désirs d’objets, qui lui sont imposés par la publicité en lui procurant le
sentiment de le faire librement.
Ce n’est pas le chômage qui est à la racine du problème : c’est le travail. Plus précisément, c’est l’inassouvissement qui motive le travail. Dès lors que l’on est libéré de la soif d’objets perpétuelle que nous injecte la pub, dès lors que l’on s’est rendu compte que la plupart de nos besoins sont sociaux, et non économiques, nous ne sommes plus esclaves de la nécessité de travailler à plein temps.
Je crois qu’il y a là véritablement une clé pour répondre au « problème du chômage », qu’il faut reformuler en « problème du travail » : dès lors que l’on en vient à limiter ses besoins proprement monétaires (on peut aussi pratiquer des formes d’économie non-monétaires, comme les SEL, Systèmes d’Echange Locaux), on n’a plus besoin de travailler autant, et le
travail peut dès lors être partagé : il y a là un véritable gisement d’emploi, doublé d’un facteur de justice et d’équilibre sociaux, qui a pour nom : partage et sobriété ; et qui est moins insensé que la fuite en avant dans la relance de l’industrie nucléaire, militaire, automobile ou aéronautique…
Quelles pistes de résistances et d’alternatives à cette frénésie du travail à plein temps, qui non seulement ronge nos vies, mais génère aussi des inégalités inacceptables qui meurtrissent la société ?
Désobéir, c’est d’abord désapprendre à obéir.
Il est urgent de cesser d’obéir à l’injonction publicitaire, de limiter nos besoins économiques et ainsi de nous libérer de la nécessité de travailler à plein temps, tout en partageant les sources de revenus. Les travailleurs comme les chômeurs doivent cesser de croire à l’imaginaire consumériste. Mais ce sont les travailleurs qui sont les premiers acteurs potentiels de la non-coopération avec la logique du travail.
Ensuite, il ne devrait en aucun cas être obligatoire d’accepter un emploi pour pouvoir continuer à toucher une allocation : une sorte d’objection de conscience devrait être possible à un allocataire auquel on impose, pour continuer à être « ayant droit », d’accepter un emploi qu’il juge contraire à ses principes fondamentaux, et socialement ou écologiquement destructeur : emplois dans le domaine de l’automobile, du pétrole, de l’armement, de l’aéronautique, des OGM, des engrais chimiques par exemple. En vertu de quoi aurait-on le droit de refuser d’exercer une activité militaire, censée pourtant officiellement profiter au bien commun, parce qu’on la juge destructrice, et n’aurait-on pas le droit de le faire pour une activité économique pour les mêmes raisons ?
L’idéal au final serait d’arriver à vivre d’une activité qui nous semble saine pour la société, pour la Terre et pour nous.
Pour cela il serait urgent de créer une Agence Alternative pour l’Emploi, sorte de centre de ressources qui permettrait de fédérer les projets de vie et les propositions d’activités orientés vers le bien commun et vers des alternatives, et de les mettre en lien avec les personnes qui cherchent justement à exercer des activités dans un même esprit. A quand une telle initiative ?
De l’apprentissage de l’obéissance à l’apprentissage de la responsabilité
Il faut être honnêtes : derrière les OGM, la pub, le travail-roi, et même en partie la carte biométrique, il n‘y a pas de projet politique totalitaire. Dans une large mesure, ce sont les mécanismes du productivisme qui induisent mécaniquement ces processus qu’on peut qualifier de totalitaires. Ce totalitarisme n’est pas sous-tendu par un projet politique global, il est simplement la somme des divers intérêts privés. Les choix de production à l’origine des réalisations destructrices que nous avons énumérées, estime Rahnema, « sont inspirés par la seule rationalité d’une production maximale selon les critères d’un marché libre ». L’injustice générée «est dans la nature même d’un système de production et d’investissement que personne, y compris les grands patrons de l’économie, ne saurait maîtriser. ».
Face à un adversaire aussi diffus, cette désobéissance civile s’exercera moins contre un groupe déterminé de personnes, que contre un système, qui est celui du productivisme techniciste, auquel nous devons, les premiers, cesser d’obéir par nos choix de vie. Elle constitue en même temps un moyen de contrainte, et un écart de conduite faisant jaillir le débat sur le devant de la scène publique. Cette désobéissance civile se doit d’être clairement non-violente, réalisée au grand jour et assumée par ses acteurs, afin de ne pas faire dévier le débat sur les moyens utilisés, mais de bien le recadrer sur l’objet du conflit.
La désobéissance civile en elle-même, fait partie du projet de société alternatif pour lequel on lutte en s’opposant à ces réalisations : un projet qui se conjugue avec autonomie, esprit critique, attachement à une loi juste pour tous, et surtout
responsabilité. La désobéissance civile n’est donc pas un simple outil neutre. Elle porte en elle des valeurs qui s’accordent mal avec celles de l’obéissance et de la soumission.
Entre l’acceptation passive et résignée des OGM, de l’omniprésence de la pub, de la carte biométrique, du travail acharné comme seul horizon de survie aux dépends d’autrui, et la volonté de refuser ces soumissions pour construire une société porteuse de plus d’humanité, de respect, de sens, il y a autant de distance qu’il y en a entre un projet social d’obéissance et un projet social de responsabilité. C’est à nous de choisir.
Par Guillaume Gamblin (journaliste indépendant)
08/06/2008services gratuits des téléphones mobilsLE CONTRATLe Contrat :
vous le signez tous les jours à votre réveil...
un conseil :
enlevez-vous les doigts du cul,
prenez enfin conscience
et agissez enfin...
simplicité volontaire05/06/2008La destruction du sol par l'agriculture intensive
130 minutes - Français
Enregistrement d'une conférence donné le 17 mars 2007,
au 2ème Cycle de Conférences André Dupuy,
à l'occasion du Comice Agricole de Feurs.
Agriculture biologique, revitalisation des sols.
Environnement, biodiversité,
développement agricole durable
(eh oui c'est possible !).
03/06/2008Prise de conscienceAlerte à Babylone
Alerte à Babylone est un film français réalisé par Jean Druon sorti en 2005.
Synopsis
"Et les coûts de Mégalopolis grandissent encore plus vite que sa taille. A tout prix il faut faire venir plus d'énergie, plus d'eau. Il faut assurer le transport des vivants. Mégalopolis est une cité assiégée, mais elle ne l'est que par sa propre masse. Aussi ne peut-elle être sauvée que par le sacrifice chaque jour plus poussé de ses libertés." Phrase de Bernard Charbonneau, citée en ouverture.
Ce film retrace les conséquences de l'application des nouvelles technologies, comme le nucléaire, les OGM et les nanotechnologies. Bien que ces conséquences portent sur la santé, l'avenir social et les conditions de vie en général, ces techniques sont toujours mises en service sans aucun débat public.
L'auteur fait intervenir des chercheurs en agronomie, des juristes et des penseurs critiques qui déplorent le peu d'informations mises à disposition du public par les "organismes de contrôle" qui, bien souvent, au lieu d'exercer un travail de contrôle véritable qui correspondrait à la responsabilité dont ils revêtent pourtant leur poste, aident au contraire à avaliser des décisions déjà prises par le complexe industriel qui les mandate de manière plus ou moins directe. Certains intervenants plaident en faveur de la mise en place d'une protection juridique des lanceurs d'alerte.
Autour du film
Apparaissent entre autres le toxicologue Arpad Pusztai, l'épouse (cardiologue de son état) de Youri Bandajevsky, professeur d'anatomo-pathologie, détenu en prison au moment de la réalisation du film, le directeur de Recherche en agronomie Jean-Pierre Berlan, placardisé à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA), le microbiologiste des sols Claude Bourguignon, le socio-anthropologue Frédérick Lemarchand, Gilles-Eric Séralini, directeur scientifique du Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le génie génétique (Crii-Gen), le cogniticien et essayiste Jean-Michel Truong, Jacques Philipponneau, auteur aux Editions de l'Encyclopédie des Nuisances, ainsi que le groupe de citoyens grenoblois PMO (Pièces et Main d'Œuvre).
Face à celles-ci sont interviewées d'autres personnalités comme Marc Fellous a propos du maïs MON 863 (voir Autorisation des OGM dans l'Union européenne), du secrétaire perpétuel de l'Académie de Médecine ...
Le mythe de la neutralité de la science et de la technique (alliées sous le nom générique de technoscience) et celui du progrès justifie la mise en place automatique de procédé potentiellement dangereux pour l'avenir.
Intervenants
* Susan et Arpad Pusztaï, toxicologues congédiés du Rowett Institute (Ecosse),
* Vassili Nesterenko, Directeur du laboratoire indépendant Belrad, oeuvrant aux soins auprès des populations contaminées par les nouvelles conditions de vie autour de Tchernobyl,
* Martin Hirsch, Directeur Général de l¹Agence Française de Sécurité Sanitaire et Alimentaire (AFSSA),
* Gilles-Eric Séralini, membre de la Commission du Génie Biomoléculaire et Directeur scientifique du Comité de Recherche et d¹Information Indépendantes sur le génie génétique (CRII-GEN),
* Gilles Heriard-Dubreuil, Président de Mutadis, entreprise privée de gestion sociale du risque,
* Jean-Michel Truong, romancier, entrepreneur,
* Charles Pilet, ancien Président de l’Académie de Médecine
* Claude Bourguignon, agronome indépendant
* André Cicolella, Président de la Fondation Sciences Citoyennes,
* Jacques Philipponneau, Editions de l¹Encyclopédie des Nuisances,
* Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche à l’Institut National de Recherche Agronomique (INRA),
* Eric Alt, magistrat, membre du Syndicat de la Magistrature,
* Pierre Boussange, Maria, Alain et Denis, activistes écologiques et anarchistes,
* Claude Birraux, Vice-Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques,
* Frédérick Lemarchand, Socio-anthropologue du risque, Université de Caen,
* Pièces et Main d’Oeuvre, collectif citoyen grenoblois demandant des débats public sur les nouvelles techniques.
Alerte à Babylone 1/3 - 31 mn
Alerte à Babylone 2/3 - 31 mn
Alerte à Babylone 3/3 - 31 mn
29/05/2008 L'Action
Fais confiance en Allah, mais attache d'abord ton chameau

Cela se passe chaque jour ; vous auriez pu faire quelque chose mais vous ne l'avez pas fait et vous prenez l'excuse que si Dieu le veut vraiment, il le fera de toute façon. Ou bien vous faites quelque chose et vous attendez le résultat, vous attendez et le résultat ne vient jamais. Alors vous êtes fâché comme si l'on vous avait trompé, comme si Dieu vous avait trahi, comme s'il était contre vous, partial, plein de préjugés, injuste.. alors les griefs se lèvent, alors la confiance manque.
L'être religieux est celui qui continue à faire ce qui est humainement possible mais sans créer de tension autour de cela. Parce que nous sommes très, très petits, de minuscules atomes dans l'univers, les choses sont très compliquées. Rien ne dépend directement de mes actes, des milliers d'énergies s'entrecroisent et c'est la somme des énergies qui décidera du résultat. Comment pourrais-je décider du résultat ?
Mais si je ne fais rien alors les choses peuvent ne jamais être les mêmes; je "dois" faire et je dois aussi apprendre à ne rien attendre. Alors le "faire" devient une sorte de prière, sans aucun désir de résultat, alors la frustration n'existe plus.
La confiance vous aidera à ne pas être frustré et attacher le chameau vous aidera à rester vivant, intensément vivant.

Cette parabole soufi veut créer l'homme du troisième type, l'homme véritable, celui qui sait ce qu'il faut faire et qui sait aussi ne pas faire; qui peut être un homme d'action lorsque c'est nécessaire, qui peut dire "oui !" et qui peut être passif lorsqu'il le faut et dire "non". Qui est totalement éveillé le jour et profondément endormi la nuit; qui sait comment inspirer et qui sait comment expirer, qui connaît l'équilibre de la vie.
"Fais confiance à Allah, mais attache d'abord ton chameau".
Cette phrase est tirée d'une petite histoire. Un maître voyageait avec un de ses disciples et ce dernier était chargé de prendre soin du chameau. Ils arrivèrent à la nuit, fatigués, dans un caravansérail. Le devoir du disciple était d'attacher le chameau mais il ne s'en soucia pas et le laissa dehors. À la place il pria simplement Dieu en disant : "Prends soin du chameau"; puis il s'endormit.
Au matin le chameau n'était plus là, volé ou enfui, ou quoi que ce soit d'autre. Le maître lui demanda : "Qu'est-il arrivé au chameau ? Où est-il passé ?"
"Je ne sais pas" répondit le disciple "Demandez à Dieu, car moi j'avais demandé à Allah de prendre soin du chameau, j'étais si fatigué, je ne sais pas ce qui s'est passé et je ne suis non plus pas responsable car je le lui avais dit très clairement, l'on ne pouvait pas se tromper. En fait je ne le lui ai pas dit une fois mais trois ! Et puis vous m'avez toujours enseigné: "Aie confiance en Allah" donc j'ai fait confiance. Ne me regardez pas maintenant avec colère".
"Fais confiance à Allah !" dit le maître "mais d'abord attache ton chameau, parce qu'Allah n'a pas d'autres mains que les tiennes. S'il veut attacher le chameau il doit se servir des mains de quelqu'un; il n'en a pas d'autres et c'est votre chameau ! La meilleure façon, la plus simple et la plus rapide est d'utiliser vos mains. Fais confiance à Allah, ne fais pas seulement confiance à tes mains sinon ça créera de la tension. Attache ton chameau et ensuite fais confiance à Allah".
Vous poserez la question : "Alors pourquoi faire confiance à Allah si vous avez attaché le chameau ?" Parce qu'on peut voler un chameau attaché ! Faites tout ce que vous pouvez; le résultat n'est pas certain, le résultat n'est pas garanti. Faites ce que vous pouvez, puis, quoiqu'il arrive, acceptez-le.
C'est ce que signifie "attacher le chameau"; faites votre possible, n'esquivez pas votre responsabilité, puis, si rien ne se passe ou si quelque chose va de travers, alors seulement faites confiance à Allah... Il sait mieux que vous. Peut-être est-il préférable pour vous de voyager sans chameau. C'est très facile de faire confiance à Allah et d'être paresseux. C'est très facile de ne pas faire confiance à Allah et d'être un être entreprenant. Être le troisième type d'homme est difficile. Faire confiance à Allah et pourtant rester actif et n'être plus alors qu'un instrument… Dieu est le véritable acteur et vous n'êtes qu'un outil entre ses mains. 28/05/2008VIVE LA CROISSANCE ECONOMIQUE !!!
Nous ne sommes pas de la marchandise

Nous ne sommes pas des unités de production
Nous ne sommes pas des unités de consommation
 trop de la balle ! lolEn cherchant des illustrations pour l'article "l'Intensité" j'ai trouvé ceci :
je n'ai pas osé le mettre dans l'article, sous peine d'avoir encore un forum à mon nom, mais il est trop bon pour ne pas le partager ;-)
OK OK je ne vais pas m'arrêter en si bon chemin :
Évidement, pour profiter de la lecture, il suffit de cliquer sur les images afin de les agrandir ;-) 27/05/2008Harmonie
Écoutez votre cœur, allez selon votre cœur, quel qu’en soit l’enjeu. Un état de complète simplicité ne coûte rien moins que le tout...
Être simple est laborieux, parce qu’être simple coûte tout ce que vous avez. Vous devez tout perdre pour être simple. C’est pour cela que les gens ont choisi d'être compliqués et ont oublié comment être simple.
Mais seul un cœur simple palpite avec la Source, main dans la main. Seul un cœur simple chante avec la Source, en profonde harmonie. Pour atteindre ce point vous devrez trouver votre cœur, votre propre palpitation, votre propre musique.
~
L'expérience méditative d'être dans le cœur n'est pas une chose qui peut être saisie intellectuellement ou forcée. Elle vient naturellement, à mesure que nous entrons en résonance avec les rythmes de nos propres silences intérieurs.
Laissez-vous être plus doux et plus réceptif maintenant, parce qu'une joie inexprimable vous attend au détour du chemin. Personne d'autre ne peut vous la signaler et lorsque vous l'aurez reconnue, vous ne serez pas à même de trouver les mots pour l'exprimer à autrui. Pourtant, elle est là, au tréfonds de votre cœur, mûre et prête à être découverte.
IntensitéLe Zen dit :
"Considérez vos grands mots et vos grands enseignements comme vos ennemis les plus mortels. Évitez-les parce que vous devez trouver votre propre source. Vous ne devez pas être un croyant, un imitateur. Vous devez être un individu unique ; vous devez trouver votre être le plus intérieur par vous-même, sans guide, sans écritures sacrées. C’est une nuit noire, mais avec le Feu intense de la quête, vous êtes certain d’arriver au soleil levant.
Tous ceux qui ont brûlé d’une quête intense ont trouvé le soleil levant. Les autres ne font que croire. Ceux qui croient ne sont pas reliants [relier (latin : religare qui signifie relier )], ils évitent simplement la grande aventure de la quête reliante en croyant."
Osho Zen: Turning In Chapter 10
 Le PardonPouvez-vous dire quelque chose à propos du pardon ?
C'est l'une des choses les plus fondamentales à comprendre. Les gens pensent d'habitude que le pardon est pour ceux qui en sont digne, qui le méritent. Mais si quelqu'un mérite, est digne de pardon, où est le pardon, il n'y a rien qui vienne de vous; il le mérite, vous n'êtes pas vraiment amour et compassion.
Votre pardon sera authentique seulement lorsque même ceux qui ne le méritent pas, le reçoivent. La question n'est pas d'en être digne ou pas, la question est : est-ce que votre cœur est prêt ou pas ?
Cela me rappelle une des femmes mystiques des plus significatives, Rabiya Al-Adabiya, une femme Soufi qui était connue pour son comportement très excentrique. Mais dans toute son excentricité il y avait une grande compréhension. À un moment donné, Hasan, un autre mystique Soufi, demeurait avec Rabiya. Parce qu'il allait séjourner avec Rabiya, il n'avait pas apporté son saint Coran personnel, celui qu'il avait l'habitude de lire chaque matin comme partie intégrante de sa discipline. Il pensait qu'il pourrait emprunter le saint Coran de Rabiya, donc il n'avait pas apporté sa propre copie avec lui.
Le matin il a demandé à Rabiya et elle lui a donné son exemplaire. Lorsqu'il a ouvert le Coran il a vu quelque chose qu'aucun Mahométan ne pourrait croire : Rabiya avait apporté des corrections a de nombreux endroits. Il ne pouvait en croire ses yeux, c'est le plus grand péché au yeux des Mahométans ; Selon eux le Coran est la parole de Dieu, comment pouvez-vous la changer ? Comment pouvez-vous même penser que vous pouvez faire quelque chose mieux ? Non seulement elle avait changer cela, elle avait également tout bonnement coupé quelques mots, quelques lignes, les avait enlevés. Hasan lui a dit: "Rabiya, quelqu'un a détruit votre Coran !" Rabiya lui dit : "ne soit pas stupide, personne ne peut toucher mon Coran, ce que tu vois est de mon propre fait." Hasan dit : "mais comment as-tu pu faire une chose pareille ?" Elle dit : "J'ai dû le faire, il n'y avait aucun échappatoire. Par exemple, regarde ici, le Coran dit :" Quand vous voyez le diable, haïssez-le. "Depuis que je suis devenue éveillée je ne peux pas trouver de haine en moi. Même si le diable se tient debout devant moi, je peux seulement déverser mon amour sur lui, parce qu'il ne me reste rien d'autre.
Cela importe peu si Dieu ou le diable est debout devant moi, tous deux recevront le même amour. Tout ce que j'ai est de l'amour; la haine a disparue. Dés l'instant où la haine a disparue de moi j'ai dû faire des changements sur mon saint Coran. Si tu ne n'as pas changé le tien, cela signifie simplement que tu n'es pas arrivé là où seul reste l'amour."

Je vous dirai, les gens qui ne méritent pas, les gens qui sont indignes, ne font pas de différence pour l'homme qui est arrivé dans la dimension du pardon. Il pardonnera, sans tenir compte de ce qui reçoit, il ne peut être si avare que seul le digne devrait recevoir. Et d'où sortira-t-il le non pardon ? C'est une perspective totalement différente, qui ne s'intéresse pas à l'autre.
Qui êtes-vous pour juger si l'autre est digne ou indigne ? Le fait même d'avoir un jugement de valeur est laid et mesquin.
Je peux pardonner le monde entier pour la simple raison que mon pardon est absolu ; il est sans jugement de valeur.
La SincéritéLa Recherche par Bodhidharma d'un Disciple
Souvenez-vous d'une seule chose : soyez sincère, soyez authentique avec vous-même, proclamez votre vérité quoiqu'il vous en coûte. Même si vous risquez votre vie, prenez le risque, car la vérité a beaucoup plus de valeur que n'importe quoi, car la vérité est la vraie vie.
Rouleau calligraphique japonais
de Hakuin Ekaku (1685-1768)
représentant Bodhidharma :
« Le zen va droit au cœur.
Vois ta véritable nature et deviens Buddha. »
Cela me rappelle Bodhidharma qui introduisit le Zen en Chine. L'empereur était venu l'accueillir à la frontière et si une autre personne s'était trouvée à la place de Bodhidharma, l'empereur lui aurait immédiatement coupé la tête pour s'être comporté de manière si grossière. L'empereur avait créé des centaines de temples et fait ériger des milliers de statues de Bouddha, mille savants traduisaient continuellement les paroles de Bouddha, du pali en chinois et le trésor impérial entretenait dix mille moines bouddhistes. Il avait beaucoup fait pour créer une Chine bouddhiste et bien sûr il pensait que tout cela serait apprécié. Aussi, il lui dit : "J'ai fait tout ça, qu'en pensez-vous ? Quelle vertu vais-je retirer de tout cela ?"
"Vertu ? Vous êtes idiot" lui répondit Bodhidharma devant la cour entière ; car la cour s'était déplacée avec l'empereur. Il y eut un silence et il ajouta : "Vous irez directement en enfer".
L'empereur qui ne pouvais pas comprendre lui dit : "Je ne vois pas pourquoi vous êtes si fâché".
Bodhidharma répondit : "Vous détruisez une parole vivante, vous entretenez ces savants qui n'ont rien à contribuer à l'élévation de la conscience humaine et vous avez malgré tout l'audace de demander si vous gagnerez de la vertu ? Vous souffrirez dans le feu de l'enfer"
L'empereur se dit : "Comment me sortir du piège de cet homme ? Je suis entré dans le repaire du lion et il m'est maintenant très difficile d'en sortir…" L'empereur s'en retourna et Bodhidharma resta dans les collines juste à l'extérieur de la frontière de Chine. Il s'assit dans un temple, face au mur, pendant neuf ans et déclara : "Parler à des gens qui ne comprennent pas est comme parler à un mur, toutefois, il y a une consolation à parler à un mur, parce que c'est un mur. Je ne me retournerai que lorsque je verrai venir quelqu'un digne d'écouter la parole vivante".
C'est long neuf ans, mais finalement un matin l'homme arriva et dit : "Écoutez, je pense que je suis la personne que vous attendez". Comme preuve il se coupa une main avec son épée et la jeta sur les genoux de Bodhidharma en disant : "Retournez-vous, sinon je me coupe la tête et vous en serez responsable".
Bodhidharma se retourna immédiatement. Il dit : "Ça suffit ! C'est la preuve que tu es aussi fou que je le souhaitais. Assieds- toi, tu n'as pas besoin de te couper la tête, nous allons l'utiliser ; tu vas être mon successeur". Un homme qui coupe sa main juste pour prouver la sincérité de sa recherche… et il n'y avait aucun doute dans l'esprit de Bodhidharma que s'il ne s'était pas retourné, l'autre se serait coupé la tête. La responsabilité d'avoir tué inutilement un homme et un si bel homme, si courageux, l'aurait accablé. L'homme était certainement le successeur de Bodhidharma.
Mais que s'est-il passé entre ces deux êtres ? Personne ne le sait. Pas un seul mot. Bodhidharma s'est juste tourné vers lui, lui a dit de s'assoir et l'a regardé dans les yeux… la neige tombait et il y avait un immense silence tout autour. Pas une seule question ne fut posée et pas une seule réponse donnée. Mais quelque chose a du avoir transpiré, autrement Bodhidharma ne l'aurait pas choisi comme son disciple.
25/05/2008MESSAGE IMPORTANT
les pubs mensongères,
l’internet qui ne marche pas,
les crédits abusifs et le surendettement,
les fausses promotions,
les soldes qui n’en sont pas,
les contrats illisibles des portables,
les bactéries dans les aliments,
les listérioses,
les AOC trafiquées,
les défauts de qualité,
l’absence d’hygiène,
les produits dangereux : jouets, appareils électriques,
les ententes entre entreprises sur le dos des consommateurs (etc.)
LES ARNAQUES PARTOUT VOUS N’AIMEZ PAS ÇA,
NOUS NON PLUS !
Nous sommes agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des Fraudes. Nous assurons, au quotidien, votre défense économique et physique (produits alimentaires et industriels).
Mauvaise nouvelle :
on s’apprête à dynamiter notre administration pour réduire son efficacité à néant. Le gouvernement voudrait en effet supprimer notre direction de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes en la démembrant, sous prétexte de simplification et d’économie.
MENSONGES. Nous gênons les entreprises, comme les inspecteurs du travail. Il s’agit donc de restreindre le travail des enquêteurs au service des consommateurs-citoyens. Nous, nous sommes attachés à notre métier et nous voulons continuer de l’exercer au bénéfice de tous. Nous n’acceptons pas d’être atomisés dans des structures dénuées de moyens et d’efficacité. Les économies, elles, sont inexistantes dans cette opération : on va coûter plus cher et on sera moins efficaces.
La modernisation Bercy Matignon c’est changer même ce qui marche ! Pour soi-disant faire moderne, tendance, on disperse, on explose la répression des fraudes et on va paralyser son action!
Nous faisons appel à vous, citoyens consommateurs. Demain il sera trop tard. Ne vous laissez pas prendre aux grands discours démagogiques qui prétendront que moderniser c’est changer. Signez la pétition que nous transmettrons aux associations, aux élus et au gouvernement pour un service public de qualité, de proximité et de plein exercice.
Soutenez Nous, Soutenez Vous.
DÉFENDEZ VOUS
EXIGEZ LE MAINTIEN
D’UNE DIRECTION DE LA CONCURRENCE DE LA CONSOMMATION ET DE LA RÉPRESSION DES FRAUDES
DANS CHAQUE DÉPARTEMENT, DANS CHAQUE RÉGION
VOUS VOULEZ NOUS SOUTENIR ? MERCI D’AVANCE
Les Syndicats CFDT, CGT, SNU et FO de la DGCCRF
EN TANT QUE CITOYEN-CONSOMMATEUR, JE DEMANDE LE MAINTIEN,
DANS MON DEPARTEMENT,
DE LA DIRECTION DE LA CONCURRENCE, DE LA CONSOMMATION ET DE LA REPRESSION DES FRAUDES
Signer la pétition
Voir les signataires
télécharger le dossier de presse intersyndical
pétition réalisée avec le logiciel libre phpPetitions
source : http://www.consommateurendanger.org/20/05/2008Épuisement

Un homme qui vit en fonction de la conscience morale devient rigide. Un homme qui vit au travers de la conscience de soi reste souple. Pourquoi ? Parce qu'un homme qui a des idées reçues au sujet de comment vivre, devient naturellement dur. Il doit, sans interruption, porter son caractère avec lui.
Ce caractère est comme une armure, sa protection, sa sécurité ; sa vie entière est investie dans ce caractère et il réagit toujours aux situations à travers ce caractère, non directement. Si vous lui posez une question, sa réponse est toute faite. C'est le signe d'une personne rigide - il est terne, stupide, mécanique. Il est peut être un bon ordinateur, mais il n'est pas un être humain. Vous faites quelque chose et il réagit d'une manière bien établie. Sa réaction est prévisible ; c’est un automate.
L’homme véritable agit spontanément. Si vous lui posez une question, votre question obtient une réponse, pas une réaction. Il ouvre son cœur à votre question, s'expose à votre question, il lui répond...
Osho, Take it Easy, Volume 1 Chapter 13
Commentaire :
Voici le portrait d'une personne dont toute l'énergie vitale a été épuisée par ses efforts à vouloir nourrir l'énorme et ridicule machine de la suffisance et de la productivité. Il a été si occupé à "garder le contrôle" et à "s'assurer que tout fonctionne sans à-coup" qu'il en a oublié de se reposer vraiment.
Aucun doute, il ne peut pas se permettre d'être joyeux. Abandonner son devoir pour un tour à la plage pourrait signifier l'écroulement de toute sa structure.
Toutefois, le message n'est pas uniquement d'être un obsédé du travail. Il est à propos de toutes ces routines sécurisantes mais non naturelles que nous mettons en place pour nous-même et ce faisant, maintenons à distance le chaotique et le spontané.
La vie n'est pas une affaire à contrôler, elle est un mystère à vivre. Il est temps de déchirer la fiche de présence, de s'évader de l'usine et d'entreprendre un petit voyage dans l'inconnu. Avec un état d'esprit détendu, votre travail peut couler sans à-coup.
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Institut d'études économiques et sociales pour la décroissance soutenable

Crée en 1999, Casseurs de pub est une association loi de 1901 dont l'objectif est de promouvoir la création graphique et artistique basée sur la critique de la société de consommation et la promotion d'alternatives. Dans ce sens, l'association diffuse une revue annuelle Casseurs de pub et un journal mensuel La Décroissance tirés tous les deux à 45000 exemplaires, disponibles sur abonnement et en kiosques. L'association relaye des évènements comme la "Rentrée sans marque", la "Journée sans achat", la "Semaine sans télé".. Elle réalise des films d'animations, organise des colloques, des spectacles, des expositions, etc. et tient le site internet sur lequel vous êtes en train de lire ce texte. Comme son grand frère Adbusters (adbusters.org), Casseurs de pub a été fondé par un ancien publicitaire.
La Décroissance, le mensuel des objecteurs de croissance +

« Journal de combat, qui veut faire progresser une cause encore minoritaire. La Décroissance fait désormais partie du paysage médiatique national et contribue, par son indépendance, à la vitalité du débat démocratique sur l’avenir de la planète. »
Millénaire 3
Mobilisation réussie contre une mascarade
Du point de vue des organisateurs, le Contre-Grenelle de ce samedi 6 octobre a été un succès.
Au niveau de la fréquentation tout d’abord : plus de 800 personnes sont passées dans la journée, nous obligeant à tenir les discours aussi à l’extérieur de la salle. Les intervenants parlaient une première fois devant les 500 personnes assises dans la salle Victor Hugo, une deuxième fois dehors, devant 100 à 200 personnes assises par terre ou debout au soleil.
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